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Le bogue informatique du gel d'embauche

Martin Coiteux, caucus, liberaux, tresor
SIMON CLARK / JOURNAL DE QUEBEC

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La fin du gel d’embauche dans la fonction publique devenait inévitable si le gouvernement veut vraiment redresser sa gestion en informatique.

Le gouvernement a annoncé vendredi que le gel de l'embauche dans la fonction publique ne se prolongera pas au-delà du 31 mars 2015.

Soyons clairs, le point n'est pas de comparer les fonctionnaires et les consultants informatique pour les succès informatiques. Ça n'a pas de lien. Le point, c'est plutôt que le gel d’embauche ne pouvait pas servir le plan de relance de Martin Coiteux et du gouvernement en informatique. Martin Coiteux veut une plus grande expertise à l'interne et pour ça, il a besoin de main d'oeuvre. Mais c'était impossible, il y avait un gel d'embauche. Ça devenait difficile à suivre.

Il y avait quelque chose qui ne fonctionnait pas, un bogue, un problème impossible à régler tant que le gel d’embauche se prolongeait. Plusieurs de mes sources dans la machine gouvernementale me le répétaient. Le gel d’embauche était la dernière chose dont le bordel informatique avait besoin.

Le gouvernement dit manquer d’expertise à l’interne en informatique. Mais en même temps...il ordonne un gel d’embauche. L’expertise ne peut pas pousser dans les arbres qu’on planterait dans les bureaux des ministères.

Le gouvernement veut faire un ménage dans les consultants privés. Mais en même temps...il ordonne un gel d’embauche. Les ministères qui ont besoin d’informaticiens font quoi alors ? Ils engagent d’autres consultants. Mais ne fallait-il pas faire un ménage dans les consultants ? Pas évident...

Pour ou contre le gel d’embauche du gouvernement Couillard, sur les dossiers informatiques, le gel d'embauche créait un problème.

Les départements informatiques des certains organismes et ministères ressemblent pratiquement à des entreprises privées. La moitié des employés ne sont pas des fonctionnaires, mais des consultants privés qui y travaillent depuis des années, la majorité du temps, au double du salaire du fonctionnaire (selon le Vérificateur général du moins). Des besoins sont criants si le gouvernement veut, comme il le prétent, que ses fonctionnaires prennent plus de place en informatique.

Le gel d’embauche était un frein important à la tentative du gouvernement de ramener à l’interne l’expertise informatique.