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L’optimisme est en baisse

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Les Québécois sont presque résignés. Pas tout à fait déprimés, mais ça ne saurait tarder. Ils ne croient déjà plus vraiment au retour de l’équilibre budgétaire. Le déficit zéro leur apparaît de plus en plus comme une inaccessible étoile. Il est vrai que ça fait tellement longtemps qu’on patauge dans les déficits que tout le monde se dit maintenant que trop dépenser est tout simplement normal. On en parlera avec les Grecs quand on sera rendu à l’ONU...

Aux engagements du gouvernement Couillard, les Québécois applaudissent toutefois encore, mais avec de moins en moins de conviction, indique cette nouvelle portion de notre sondage.

Les électeurs sont toujours majoritaires à croire que cette priorité gouvernementale est la bonne. Ils devinent que les décisions que nous refusons de prendre depuis des années ne seront pas éternellement sans conséquence. Mais une chose est sûre, l’optimisme est en baisse.

Cohérence et fermeté

Paradoxalement, il y a de l’espoir puisque 58 % des gens sont insatisfaits de la performance du gouvernement libéral en matière de contrôle des dépenses. Ce qui veut sans doute dire qu’ils souhaitent, peut-être pas plus de sincérité, mais certainement plus de cohérence et de fermeté.

Le contribuable moyen se demande comment on peut imposer ici un gel ou une réduction des dépenses pendant qu’ailleurs, dans le même périmètre comptable, des bureaucrates désœuvrés et intouchables dépensent sans gêne aucune.

En cette matière pourtant, péquistes et solidaires partagent le même lit: ils sont contre les compressions, mais favorables à la dépense publique.

Compassion

Autre truc intéressant: les Québécois appuient majoritairement le gel salarial des fonctionnaires. Ils se disent sans doute qu’il vaut mieux être gelé deux ans au service des abonnements du ministère de la Culture que mis à pied chez Target ou chez RadioShack. Tous comprennent que l’avenir aura toujours un sens pour l’État...

Notre sondage précise d’ailleurs que les Québécois ne souhaitent pas vraiment voir les fonctionnaires perdre leur emploi. Par compassion sans doute. Personne ne tient à les voir souffrir dans le secteur privé. Sauf à la CAQ où une nette majorité d’électeurs sont favorables à cette mesure radicale de réduction des dépenses. De toute évidence, les partisans de François Legault ont compris et assumé ce que disait le vieux Clémenceau: «Plantez des fonctionnaires, vous récolterez des impôts»!

 

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