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Le militant Gilles Rhéaume s’est éteint

L’ancien dirigeant de la Société Saint-Jean-Baptiste était une figure marquante du mouvement souverainiste

Le militant Gilles Rhéaume s’est éteint
VINCENT GUILBAULT/L'OEIL RÉGIONAL/AGENCE QMI

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Le militant souverainiste Gilles Rhéaume s’est éteint hier à l’âge de 63 ans après avoir consacré sa vie à lutter pour la défense de la langue française et pour faire du Québec un pays.

Le militant souverainiste Gilles Rhéaume s’est éteint hier à l’âge de 63 ans après avoir consacré sa vie à lutter pour la défense de la langue française et pour faire du Québec un pays.

«C’était un patriote au sens véritable du terme», a souligné hier la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, qu’il a dirigée de 1981 à 1985.

Tous le décrivaient hier comme un homme politique déterminé à faire valoir ses idées, et ce, même si elles ne faisaient pas toujours l’unanimité.

«Il était extraordinairement fidèle à ses convictions, qui étaient claires et sans ambiguïté», a mentionné le syndicaliste et professeur Gérald Larose.

Gilles Rhéaume a d’abord enseigné la philosophie avant de faire de l’indépendance et de la langue française son cheval de bataille. Fervent défenseur de l’unilinguisme français au Québec, il a fondé en 2004 la Ligue contre la francophobie canadienne.

Non aux « traîtres »

Ardemment opposé au rapatriement de la Constitution, il s’est fait connaître pour ses virulentes sorties publiques au début des années 1980. M. Rhéaume a même été poursuivi pour avoir qualifié de «traîtres» les députés fédéraux qui ont demandé le rapatriement, avant d’être finalement lavé de toutes accusations.

Sa grande honnêteté «le poussait à avoir quelquefois un langage un peu carré», a souligné hier l’ancien premier ministre du Québec Bernard Landry.

Au début des années 2000, Gilles Rhéaume s’est rendu jusqu’aux Nations unies pour dénoncer la Loi sur la clarté référendaire, qu’il jugeait antidémocratique. «À sa manière, il a contribué à clarifier le projet indépendantiste du Québec», croit Gérald Larose.

Un défenseur du québec

Plus récemment, en 2006, il s’en est pris à une journaliste du Canada anglais qui trouvait la gauche québécoise trop complaisante envers le Hezbollah. Il a qualifié son éditorial de «brûlot indigne» qui véhicule un racisme envers les Québécois. Le Conseil de presse du Québec lui a donné raison.

«Le Québec perd aujourd'hui l'un de ses plus grands défenseurs», a affirmé Maxime Laporte, le président général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.

Réunis en Conseil national à Laval, les députés du Parti québécois ont tenu une minute de silence hier pour rendre hommage à cette figure marquante du mouvement souverainiste.

– Avec la collaboration de l’Agence QMI

Gilles Rhéaume
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Photo d'archives