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Effondrement à Longueuil: «On était en état de choc» - Un témoin

Effondrement à Longueuil: «On était en état de choc» - Un témoin
ERIK PETERS/AGENCE QMI

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«On a vu la passerelle tomber de toute sa longueur. On était en état de choc, on est restés figés sur nos sièges durant plusieurs minutes.»

Alain Collin et son beau-fils étaient à quelques mètres derrière le camion de déneigement dont la benne a percuté de plein fouet une passerelle piétonne sur la route 132 près du boulevard Rolland-Therrien.

Lorsqu’il a vu la structure s’effondrer, il a freiné très rapidement pour éviter de foncer sur les débris.

«J’ai mis la pédale de frein dans le tapis, mais je me suis demandé si j’avais vraiment le temps d’arrêter. Je suis arrivé tout juste devant les morceaux de béton», se souvient-il, encore sous le choc.

Une dame qui conduisait un VUS tout juste devant lui n’a pas eu cette chance et s’est retrouvée sur les décombres. Elle n’a heureusement pas été blessée. Le camionneur lui, qui roulait environ à 80 km/h, n’a jamais ralenti selon M. Collin.

Effondrement à Longueuil: «On était en état de choc» - Un témoin
Sylvain Denis/AGENCE QMI

Le témoin suivait le camion depuis un ou deux kilomètres et s’inquiétait déjà de le voir avec la benne relevée.

«La boîte du camion en métal, tanguait de gauche à droite d’un pied et demi chaque côté lorsqu’il a pris la courbe pour prendre la route 132. On se disait qu’il avait un bris et qu’il se rendait au garage. On n’a pas pensé qu’il ne passerait pas», a raconté M. Collin.

Il soutient qu’il est impossible que le camionneur n’ait pas remarqué qu’elle était relevée.

«Tu ne peux pas ne pas le savoir. Le conducteur a dû voir la boîte dans son rétroviseur, entendre un bruit anormal ou il a senti que la traction sur la route n’était pas la même», croit-il.

«Un miracle»

Le remorqueur Jean-François Roberge, qui a été le premier à se rendre sur les lieux, a dû laisser son camion et marcher sur une cinquantaine de mètres puisque le trafic était trop dense.

«On m’a appelé pour une perte de chargement, je m’attendais à voir de la neige au sol, pas du béton. Ma première réaction a été de savoir si quelqu’un se trouvait sous les débris. C’était paniquant, on ne savait pas à quoi s’attendre», mentionne-t-il.

Le jeune homme considère que le camionneur a été chanceux dans les circonstances.

«Il a dit aux policiers qu’il avait bien mis sa ceinture de sécurité. Une chance, sinon il aurait été éjecté de son véhicule et on aurait droit à un tout autre scénario. C’est un miracle que tout le monde s’en soit sorti indemne», estime-t-il.

Effondrement à Longueuil: «On était en état de choc» - Un témoin
Sylvain Denis/AGENCE QMI

Passerelle fraîchement réparée

L’état de la passerelle n’est pas remis en doute jusqu’à maintenant. Des travaux de réfection incluant notamment la passerelle en cause avaient commencé en mai dernier. Le contrat avait été octroyé à l’entreprise Construction DJL pour 3,2 M$. L’ensemble des travaux n’avait par ailleurs pas été complété et devait reprendre au printemps.​