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Le conducteur du camion aurait été «négligent»

Le conducteur du camion-benne en cause a été rencontré par la Sûreté du Québec, mais l’enquête est toujours en cours.
Photo Agence QMI, Erik Peters Le conducteur du camion-benne en cause a été rencontré par la Sûreté du Québec, mais l’enquête est toujours en cours.

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Le conducteur du camion de déneigement qui a percuté une passerelle à Longueuil mardi a fait preuve de «négligence», peu importe la raison du déploiement de sa benne, selon des camionneurs.

«Jamais, jamais, jamais» un camion ne doit rouler sur une route avec sa benne remontée, martèle Stéphane Hallé, directeur des opérations de l’École nationale de camionnage et équipement lourd.

« Tu ne peux pas ne pas le savoir. Le conducteur a dû voir la boîte dans son rétroviseur, entendre un bruit anormal... » – Jean-François Roberge, premier remorqueur à se rendre sur les lieux de l'accident

C'est la responsabilité du conducteur de s’assurer que sa boîte est baissée à tout moment, qu'il y ait un bris mécanique ou non, indique M. Hallé. Tout camionneur doit regarder au dix secondes dans son rétroviseur. «C’est assez simple à voir», dit-il.

Mardi soir, la benne d'un camion de déneigement a heurté une passerelle piétonnière de la route 132 qui s'est écroulée sous le choc. On ne sait toujours pas pourquoi le camionneur roulait avec la benne déployée, indique la Sûreté du Québec (SQ).

Selon un témoin de la scène, le conducteur aurait roulé pendant au moins un kilomètre avec sa benne remontée avant de heurter la passerelle à une vitesse d'environ 80 km/h.

Chose certaine, les camionneurs interrogés par Le Journal affirment tous qu’il est peu probable qu’un conducteur ne se rende pas compte que la boîte est relevée.

«C’est sûr qu’il l’aurait su», s’exclame Denis Dumas, président du Regroupement des Entrepreneurs et des Camionneurs Indépendants. Quand la boîte est relevée, la conduite est très différente parce que le poids du véhicule est réparti différemment.

Pour Éric Valcourt, propriétaire de camions de déneigement, il s’agit sans doute de «négligence» de la part du conducteur.

Le reste de la passerelle a été démoli hier à l’aide d’une pelle-mâchoire.
Photo Agence QMI, Erik Peters
Le reste de la passerelle a été démoli hier à l’aide d’une pelle-mâchoire.

Somnolence peu probable

« La boîte du camion en métal tanguait de droite à gauche d’un pied et demi lorsqu’il a pris la courbe pour prendre la route 132. » – Alain Collin, témoin

Le patron de l’entreprise pour laquelle travaillait le camionneur ne croit pas que son employé se soit endormi au volant puisqu’il était dans sa première heure de travail à son retour du week-end, a-t-il révélé sur les ondes de TVA.

Aucune arrestation pour conduite en état d’ébriété n’a été effectuée, indique la SQ.

Le ministre des Transports Robert Poëti a indiqué hier qu’il demanderait à Transports Canada de revoir la réglementation pour ajouter des signaux d’avertissement à l’intérieur les véhicules lourds.

Il a été impossible de joindre hier le camionneur en cause.

– Avec la collaboration de Marie-Ève Dumont et Caroline Pailliez