/news/politics
Navigation

Hausse des droits de scolarité pour certains étudiants français

La ministre Christine St-Pierre.
SIMON CLARK /JOURNAL DE QUEBEC La ministre Christine St-Pierre.

Coup d'oeil sur cet article

Les universitaires français vont payer davantage pour entreprendre des études de premier cycle au Québec, a annoncé le gouvernement Couillard.

Le tarif versé par les étudiants nouvellement admis au baccalauréat passera de 2300 $ à 6500 $, soit le prix déboursé par les Canadiens hors Québec.

Les étudiants à la maîtrise et au doctorat et ceux qui sont actuellement inscrits dans une université québécoise bénéficieront toutefois d’une exemption au tarif applicable aux Québécois. Le maintien de cette politique coûtera 90 millions $.

Pourtant, en campagne électorale, le premier ministre Couillard avait affirmé qu’il souhaitait hausser les droits de scolarité de l’ensemble des universitaires français.

Très important de garder les doctorants

«Ça a fait parti de la négociation avec les Français. Et pour nous, c’est très important de continuer de recevoir des étudiants à la maîtrise et au doctorat. Il y a une compétition internationale pour les obtenir», a expliqué la ministre des Relations internationales Christine St-Pierre lors d’un point de presse ce matin pour annoncer l’accord de principe.

Elle souligne d'ailleurs que son ministère croit que le Québec restera une destination privilégié pour les jeunes français.

Ces modifications apportées à la vénérable entente en matière de mobilité étudiante, qui date de 1978, permettront d’épargner 30 millions $ dès cette année, a-t-elle affirmé.

«Dans certaines universités, le taux de rétention est de 50 %. C’est une main-d’œuvre qualifiée de grande qualité. C’est un bon investissement», a-t-elle souligné.

La mesure entrera en vigueur lors de la rentrée automnale. En contrepartie, près de 1000 étudiants québécois sont admis en France chaque année. Ils ont droit à la quasi-gratuité scolaire dans les universités publiques et la France promet de déployer «une action incitative» pour améliorer l’accessibilité et diminuer les droits de scolarité des grandes écoles pour les étudiants québécois.,


En bref

Il y a présentement 12 000 étudiants français au Québec.

En équivalent temps complet, il y a 5500 étudiants au premier cycle (baccalauréat)

L’entente coûtait 120 millions $ en 2014-2015.

En faisait payer davantage les étudiants français du premier cycle, Québec va épargner 30 millions $