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La semaine gourmande de Marie Fugain

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À quelques semaines de la sortie du film Gurov et Anna, je vous présente ma rencontre avec la comédienne Marie Fugain, fille de Michel, qui y tient un rôle majeur. Sa nouvelle vie au Québec, elle qui est mariée à un Québécois (Richard Charest) depuis 7 ans, est un beau roman, est une belle histoire... C’est une romance d’aujourd’hui!

Marie est un rayon de soleil. Franche, droite comme un I, drôle au possible, elle ne s’enfarge pas dans les fleurs du tapis comme on dit ici. Elle est une véritable gourmande, ça tombe bien, car moi aussi.

Marie, je sais que tu es très fière du film de Rafaël Ouellet qui sera sur nos écrans au Québec à partir du 20 mars. Pourquoi devrions- nous aller le voir?

«Toutes les raisons du monde sont bonnes pour aller voir un film au cinéma. Il faut dire que la direction d’acteurs et la photo sont magnifiques, je suis fière du résultat. C’est un bon et beau film. Mes camarades de jeux y sont formidables. Pour ma part, je suis heureuse de pouvoir travailler ici et d’exister par mon métier de comédienne. J’étais quand même connue en France pour y avoir fait des séries télévisées et des pièces de théâtre, évidemment par mon père aussi, mais ici, j’ai recommencé ma vie et je suis bien chanceuse de pouvoir me réaliser au cinéma comme à la télévision dans des séries, telle que Nouvelle adresse

Tu es très gourmande, Marie, ça vient d’où cet amour de la nourriture?

«Ma mère est une formidable cuisinière, je l’ai toujours vue faire à manger. Elle y passait même toutes ses journées, aujourd’hui moins, mais j’ai des souvenirs et des odeurs incroyables en mémoire.»

Comme quoi?

«La blanquette de veau, c’était sublime. Plus émouvant encore, la tarte Laurette. Je raconte l’histoire dans mon livre Moi, on ne m’a jamais demandé comment j’allais. En fait, c’est une tarte aux tomates à laquelle un jour, j’avais mis beaucoup trop de moutarde.»

Je ne peux pas m’empêcher de te demander, comment tu as réagi lorsque tu as mangé une poutine pour la première fois?

«Pas juste la poutine, le pâté chinois aussi. C’est mon mari qui m’a fait découvrir ces spécialités québécoises, puisqu’il est québécois. Mais j’avoue que je suis plus cuisine du bassin méditerranéen. Mais c’est bon la poutine, en fait, je suis très curieuse et gourmande. Manger, c’est aussi découvrir les cultures, les gens, le plaisir, la vie.»

Justement, tu as découvert beaucoup de choses au Québec, culinairement parlant?

«Il y a beaucoup de similitudes entre la France et le Québec. On est une belle gang de gourmands, des repas qui n’en finissent plus de finir aux fêtes. Que du bonheur!»

Toi, tu as déjà eu des grands bonheurs à table?

«Mon Dieu! Il y en a tellement! Bon alors déjà, j’ai appris à manger beaucoup de légumes, crus en plus, puis les larmes de l’olivier, l’huile d’olive, j’en mettrais partout.» Au même moment, le chef Jo Mercuri nous apporte une gigantesque assiette de tomates multicolores arrosées d’huile d’olive, de copeaux de fromage, un véritable jardin de Giverny, tableau de Monet.

«Tiens, tu vois Thierry, me dit Marie, c’est exactement ce que je servirais à ma table et ce que j’aime manger.»

Tu as d’autres gourmandises?

«Bon le chocolat, c’est presque une religion, je suis folle du chocolat belge. Le chocolat, c’est même vital pour moi, j’en ai besoin pour vivre. Ce n’est même pas une blague, c’est un bon antidépresseur en plus, je fais même croire à tout le monde que je suis dépressive pour en manger encore plus. Bon, voilà, maintenant à cause de toi Thierry, tout le monde va connaître mon secret... Rires.

C’est bon, Marie, pour te réconforter, je vais t’offrir une boîte de chocolats.

Si tu reçois à manger, tu sers quoi à tes invités?

«Si je repense à des souvenirs heureux à table, je dirais pour rire, le gaspacho de ma sœur Laurette qui fut une catastrophe tant elle avait mis de l’ail. Je le doserais donc avec minutie cette fois-ci. Je ferais ensuite un rôti de porc en croûte de Gorgonzola, il est extraordinaire. En fait, sans farce, c’est le cas de le dire, je me donne 22 sur 20 pour cette recette. En dessert, un pain perdu au chocolat, évidemment.»

Marie, je te souhaite du succès pour ton film, on va te suivre de près. Attention, Mesdames et Messieurs, le film va commencer...


Notre rencontre a eu lieu au restaurant Mercuri

645, rue Wellington Montréal H3C 1T2