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Mrazek, la bouée de sauvetage

Petr Mrazek
Photo d'archives Petr Mrazek

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DETROIT | Année après année, les Red Wings parviennent toujours à sortir un lapin de leur chapeau.

Malgré l’absence de Jimmy Howard, la troupe de Mike Babcock est parvenue à maintenir le cap. Cette fois, elle le doit à Petr Mrazek, un jeune gardien de 23 ans.

Pendant que le gardien américain soignait une blessure à l’aine, la recrue s’est distinguée en conservant un dossier de huit gains contre trois revers.

«Il n’y a rien de plus grisant que de participer aux succès d’une équipe tous les soirs. J’avais eu la chance de le faire dans les rangs juniors et dans la Ligue américaine, mais ce n’est rien en comparaison avec la LNH», a-t-il lancé.

Pourtant, ce choix de cinquième tour des Wings au repêchage de 2010 n’avait disputé que 11 rencontres avec eux au cours des deux dernières saisons. En dépit de cette mince expérience, Gustav Nyquist n’est pas surpris des succès de Mrazek.

«Nous avons joué ensemble à Grand Rapids. C’est un athlète qui est très solide mentalement. Il se remet rapidement d’un mauvais but et revient plus fort. Il lui est arrivé d’être retiré d’un match. Lors de la rencontre suivante, il bloquait tout.»

Howard et Gustavsson de retour

Si Babcock a dû faire appel à la relève, c’est que Jonas Gustavsson se trouvait également sur la touche, depuis novembre. Or, voilà que celui que l’on surnomme «The Monster» en raison de sa stature est également prêt à effectuer un retour au jeu.

«Je n’ai aucune idée de ce qui m’attend. Je travaille fort dans les entraînements. Je donne tout ce que je peux pour forcer l’équipe à me garder ici. Je crois que j’ai prouvé que je peux me tirer d’affaire dans la LNH», a mentionné Mrazek.

De retour de Grand Rapids, où il a disputé deux matchs pour reprendre la forme, Gustavsson ne s’en fait pas trop avec la compétition interne qui s’annonce.

«Howie et moi avons été sur la touche pendant un bout de temps. Petr en a profité pour se faire valoir. La compétition fait partie du jeu. Il faut la voir de façon positive. Elle vous force à vous dépasser et à offrir le meilleur de vous-même», a déclaré Gustavsson.

Ménage à trois improbable

Avec trois gardiens en santé à sa disposition, Mike Babcock est conscient du dilemme qui se présente à lui.

«Il est hors de question que nous gardions trois gardiens. Ken [Holland, directeur général] et moi allons en discuter, a soutenu l’entraîneur des Red Wings. Toutes les décisions sont difficiles, mais on n’a pas le choix de les prendre n’est-ce pas?»

À moins que l’avenir de l’un de ces trois hommes masqués ne se trouve dans une autre ville de la LNH. Puisque Howard est l’homme de confiance de Babcock et que Mrazek constitue le futur de cette équipe devant le filet, Gustavsson deviendrait le candidat à un déménagement.

Mais pour trouver un preneur, les Red Wings devront lui permettre de prouver qu’il est le même gardien qui, par ses performances en novembre et décembre 2013 (alors qu’Howard soignait une autre blessure), a fait la différence dans la course aux séries éliminatoires.