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Une vingtaine de personnes défient le diocèse

Une vingtaine d’ultra-catholiques assistent à une messe en latin

La messe s’est déroulée dans une salle d’hôtel de Saguenay.
Photo Jean-François Desbiens La messe s’est déroulée dans une salle d’hôtel de Saguenay.

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Une vingtaine d'ultra-catholiques ont assisté hier matin à une messe traditionnelle en latin avec des chants grégoriens dans une salle d'hôtel de Saguenay, défiant ainsi le diocèse de Chicoutimi qui avait refusé de leur ouvrir ses églises.

La cérémonie tridentine était organisée par le mouvement Tradition Saguenay. La Fraternité sacerdotale Saint-Pie IX prône ainsi le retour aux anciens préceptes catholiques.

Ses adeptes ne reconnaissent pas les changements apportés lors du concile Vatican 2, ce qu'avait déploré publiquement Mgr Rivest dernièrement, attirant ainsi l'attention sur le groupe.

Leur célébrant, l'abbé Pierre Roy, qui faisait dos aux gens durant la cérémonie, a d'ailleurs profité de l'occasion pour répliquer.

«On ne fait pas de la provocation et ce n'est pas non plus une croisade, a déclaré l'abbé Roy. Il ne s'agit pas non plus d'un retour en arrière mais plutôt d'une continuité. On continue ce qui s'est toujours fait et nous venons ici à la demande des fidèles. Le pape Benoit XVI a déjà dit que la messe en latin n'a jamais été abrogée. On n’a pas besoin de la permission de l'évêque pour être ainsi fidèle à la liturgie.»

Ces fidèles se sentent sans pasteur selon lui, parce qu'ils ne se reconnaissent plus dans l'Église.

«Les cérémonies n'ont plus rien de sacré. Ce sont des fidèles qui s'aperçoivent aussi que dans les églises, on n'enseigne plus la foi catholique.»

Jean Tremblay en faveur

L'affaire fait jaser depuis longtemps à Saguenay. En 2008, le maire, Jean Tremblay, s'était personnellement dit en faveur du retour de la messe en latin, après le dépôt d'une lettre ouverte signée par 140 personnes réclamant la tenue d'une telle célébration au moins une fois par mois.