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Fabien Gabel entre Québec, la France et le monde

Le chef d’orchestre dirigera deux concerts, mercredi et jeudi, au Grand Théâtre

Le chef de l'Orchestre symphonique de Québec, Fabien Gabel
Daniel Mallard/JOURNAL DE QUEBEC Le chef de l'Orchestre symphonique de Québec, Fabien Gabel

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Aux commandes de l’Orchestre symphonique de Québec depuis 2012, le chef Fabien Gabel partage sa vie entre la Vieille Capitale qu’il continue de découvrir, Paris, et les concerts qu’il dirige à l’étranger.

Le chef d’orchestre originaire de Paris possède un pied à terre, près des siens dans la Ville Lumière, et un autre à Québec, pas très loin du Grand-Théâtre. «Ma femme, mes enfants, ma famille et mes racines sont en France. Il était inconcevable, pour moi, de me couper de tout ce qui m’a fait», a-t-il expliqué, lors d’un entretien dans un établissement de la rue Cartier.

Fabien Gabel indique qu’il a une vie très sympathique dans la Vieille Capitale. «Le travail de chef est exigeant et il y a toujours quelque chose à faire. Et quand je ne suis pas à Québec, c’est comme si j’y étais. Je décroche le téléphone deux ou trois fois par jour pour contacter des collègues et des gens avec qui je travaille pour les différents projets de l’OSQ», a-t-il mentionné.

Vie de nomade

Dans ses temps libres, il assiste à des spectacles, parcourt les expositions du Musée national des Beaux-Arts et il apprécie se balader dans les rues de la Vieille Capitale.

«J’aimerais bien, un jour, assister à une pièce du Trident. J’ai travaillé avec eux pour Le songe d’une nuit d’été et j’aimerais bien aller voir une de leur production», a-t-il laissé tomber, devant un cappuccino.

Fabien Gabel a une année 2015 particulièrement chargée avec des concerts aux États-Unis, en France en Allemagne, en Espagne, en Norvège, en Corée, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Angleterre et à Québec.

Il se retrouve souvent éloigné de sa conjointe et de ses deux enfants, qui ont cinq mois et deux ans.

«C’est ça, la vie d’artiste. C’est une vie de nomade et d’itinérant et c’est comme ça. Je les vois en France et ils viennent me voir, ici, de temps en temps. Le petit est encore très jeune et il n’est pas encore venu me voir à Québec», a-t-il fait remarquer.

Le chef de l’OSQ fait un peu de course à pied et de la natation. Il joue au tennis sur une base très occasionnelle et il aime voyager et l’art culinaire.

Cuisine créative

Il avoue être particulièrement bien servi dans la Vieille Capitale. Il est un client du Bistro B, qu’il adore. Il a aussi fait des arrêts au du Clocher penché, au Cercle et au Laurie-Raphael.

«J’ai toujours aimé bien manger et c’est presque devenu une nécessité, pour moi, de découvrir des nouveaux endroits. Il y a, à Québec, une pléthore d’excellents restaurants et une cuisine qui est très créative. La restauration d’ici extraordinaire. Et je le confirme, les serveurs sont pas mal plus sympathiques qu’à Paris», a-t-il laissé tomber en riant.

Fabien Gabel dirigera l’OSQ, demain et jeudi (Matins en musique), lors du concert Gabel dirige Tchaïkovsky, constitué d’œuvres de Sibelius et de Tchaikovski, avec la présence violoncelliste Johannes Moser.


Un public plus vaste

Le défi du chef

Un des grands objectifs de Fabien Gabel est d’élargir le public de l’OSQ.

«Les gens qui ne sont pas familiers avec la musique classique ont souvent une fausse idée face à cet univers. Ils pensent que c’est guindé et élitiste et c’est totalement faux. Il n’est pas nécessaire d’être un connaisseur pour apprécier. C’est ouvert à tous. Il faut simplement écouter, se laisser aller et observer», a-t-il indiqué.

Le chef de l’OSQ croit être sur la bonne voie dans cette mission.

«La clé, c’est d’allier ce que les gens connaissent avec des choses avec lesquelles ils sont moins familiers. Il faut combler autant les mélomanes que ceux qui viennent voir l’Orchestre une première fois. Il faut aller chercher le public. Il n’y a pas de formule magique et c’est un travail de longue haleine», a-t-il fait savoir.

Complicité

Ce défi, précise le chef de 39 ans, est présent dans tous les orchestres symphoniques de la planète.

«Nous sommes dans une époque beaucoup moins cultivée qu’il y a quelques décennies. Les gens sont moins enclins, avec les médias sociaux et internet, à aller dans une salle de concert. Il est possible, avec la télévision, d’être assis dans son canapé et regarder un concert de musique classique qui se déroule à l’autre bout de la planète», a-t-il indiqué.

Il est impossible, toutefois, selon lui, de vivre les émotions ressenties lors d’un concert de cette façon.

«Assister à un concert est toujours un moment magique et une expérience. La musique classique, c’est vivant et il n’y a pas un disque qui peut reproduire ça», a-t-il dit.

Parcours satisfaisant

Fabien Gabel est satisfait, jusqu’à maintenant, de son parcours avec l’OSQ. Le chef avait eu l’occasion de diriger l’ensemble québécois à deux occasions avant d’accepter le poste en décembre 2011.

«La chimie a été présente dès le début. Le rapport de confiance avec les musiciens s’est installé très rapidement. Il y a eu une évolution dans le travail et dans le répertoire abordé. Les ajustements se sont faits très rapidement. Les musiciens commencent à me connaître et ils savent comment je fonctionne. Il y a une réciprocité de complicité entre nous et je suis vraiment très heureux de ça», a-t-il fait remarquer.

 

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