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Radio-Canada, ennemi politique : Mario Dumont estime qu'il aurait dû imiter Stephen Harper

Mario Dumont
Photo d'archives Stevens LeBlanc Mario Dumont alors qu’il était chef de l’Action démocratique du Québec (ADQ)

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Mario Dumont estime qu’il aurait dû faire comme Stephen Harper alors qu’il était chef de l’Action démocratique du Québec (ADQ), et affirmer «haut et fort que Radio-Canada était un ennemi politique». Il s'agit même selon lui de l'une des grandes erreurs de sa carrière politique.

C’est ce que le désormais animateur, chroniqueur et analyste politique a affirmé sur les ondes du FM 93 mardi midi, appelé à commenter les propos du premier ministre canadien qui a avancé sur les ondes de cette même radio la veille que plusieurs employés de Radio-Canada «détestent» les valeurs du Parti conservateur.

«Une des erreurs de ma carrière politique, c’est de ne pas l’avoir fait. J’aurais dû faire ce que M. Harper a fait. En 2001-2002, j’aurais dû commencer à dire haut et fort que Radio-Canada était un ennemi politique, soutient Mario Dumont. En faisant ça, les attaques de Radio-Canada auraient été perçues différemment par le public, et probablement que ça aurait amélioré mes résultats électoraux», a-t-il enchaîné.

Selon l’ancien chef de l’ADQ, la déclaration de M. Harper n’est peut-être pas «élégante» pour un premier ministre, mais elle s’inscrit clairement dans une stratégie à l’approche des élections fédérales à l’automne. «Ce qu’a fait Harper, c’est une stratégie simple, tu dis à l’avance que tel média est ton ennemi», a-t-il exposé, arguant qu’il est «évident» que Radio-Canada est constamment sur le dos des conservateurs.