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Trois ans de pénitencier pour Gustave Marin

Gustave Marin
Photo Charlotte Paquet On aperçoit Gustave Marin à son arrivée au palais de justice de Baie-Comeau, mardi après-midi.

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Gustave Marin, 76 ans, de Baie-Comeau, vient d’être condamné à trois ans de pénitencier ferme, après avoir admis sa culpabilité à plusieurs chefs d’accusation de nature sexuelle à l’endroit de quatre jeunes filles d’âge mineur. Dans un cas, les gestes reprochés se sont répétés sur une période de dix ans.

La sentence est tombée mardi après-midi, au palais de justice de Baie-Comeau. Dans la salle, des victimes et leurs proches n’en menaient pas large. On pouvait entendre des sanglots et apercevoir des yeux rouges.

Entre 1990 et 2009, Marin, alors résident de Pointe-aux-Outardes, près de Baie-Comeau, s’en est pris à quatre jeunes filles âgées entre cinq et quinze ans. Il y a eu des attouchements sexuels et des incitations à des attouchements. Parfois, les gestes ont été posés à quelques reprises pendant un court laps de temps, mais d’autres fois sur une période de deux ans et même sur une décennie.

La première plainte remonte à 2009. L’accusé avait alors été arrêté et remis en liberté sous conditions. Les policiers ont poursuivi leur enquête. Ils ont obtenu de nouvelles dénonciations plus accablantes encore de la première victime. Quatre autres se sont manifestées, mais dans un cas, une personne majeure, les deux chefs d’accusation ont été retirés.

Procès évité

Pour rendre sa sentence, le juge François Boisjoli, de la Cour du Québec, a tenu compte de la proposition commune des procureurs de la défense et de la Couronne dans le dossier. Il a rappelé que les aveux de culpabilité de l’accusé permettent d’éviter la tenue d’un procès et une épreuve supplémentaire pour les victimes, celle de témoigner.

«Je comprends que trois ans pour la première victime, c’est vraiment le minimum», a-t-il d’ailleurs précisé lors du prononcé de sa sentence. Le Code criminel permet une peine maximale de 10 ans d’emprisonnement. Les peines imposées aux trois autres victimes varient de 30 à 45 jours, mais elles sont purgées de façon concurrente.

En plus de passer les trois prochaines années à l’ombre, Gustave Marin a l’obligation d’être inscrit au registre des délinquants sexuels à perpétuité. Il doit aussi fournir un échantillon de substance corporelle à des fins d’analyse de son ADN.

Enfin, il est interdit à l’homme d’entrer en communication avec l’une ou l’autre de ses victimes et il ne doit pas posséder d’armes à feu pour une période de dix ans.

Des regrets

Quand le juge Boisjoli lui a demandé s’il avait quelque chose à déclarer avant qu’il prononce sa sentence, Gustave Marin a dit regretter ce qu’il a fait à ses victimes. «Si la vie était une vidéo, je reculerais la cassette, mais je ne peux pas», a-t-il laissé tomber.