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Vérificateur général: l'intérim a assez duré

Invité par le député péquiste Alain Therrien à expliquer «le cafouillage informatique» du gouvernement, Michel Samson a soutenu que les nombreux dépassements de coûts sont causés par une «mauvaise évaluation des besoins», ce qui entraîne en cours de route de nombreux ajouts non-planifiés qu'il a désignés comme «la clause tant qu'à y être».
SIMON CLARK / JOURNAL DE QUEBEC Invité par le député péquiste Alain Therrien à expliquer «le cafouillage informatique» du gouvernement, Michel Samson a soutenu que les nombreux dépassements de coûts sont causés par une «mauvaise évaluation des besoins», ce qui entraîne en cours de route de nombreux ajouts non-planifiés qu'il a désignés comme «la clause tant qu'à y être».

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L'intérim qui perdure depuis plus de trois ans au poste de Vérificateur général du Québec a assez duré, estime Michel Samson qui occupe le poste par intérim depuis décembre 2011.

«Il y a des décisions que je pourrais prendre mais que je ne prends pas. Avant de poser des gestes structurants je me demande si c'est moi qui serai là dans quelques mois. C'est préoccupant parce que ça peut ralentir la prise de position. On avance avec un pied sur l'accélérateur et un pied sur le frein», a exposé Michel Samson mercredi alors qu'il comparaissait en commission parlementaire à l'Assemblée nationale.

À l'intérim de Michel Samson s'ajoute celui de M. Serge Giguère, vérificateur général adjoint en optimisation des ressources. «Ça fait une ligne intérimaire qui n'est pas souhaitable», a précisé M. Samson qui a succédé à Renaud Lachance parti coprésider la commission Charbonneau à l'automne 2011.

Le Vérificateur général du Québec, c'est en quelque sorte le chien de garde de l'utilisation des fonds publics. Libre de toute attache politique, il est désigné par l'Assemblée nationale et il examine comment l'argent est dépensé par les ministères et organismes.

Salaires

Par ailleurs, Michel Samson a confié avoir du mal à recruter des employés seniors pour mener ses investigations. Il n'est pas rare, a-t-il exposé aux députés, de voir des employés quitter pour aller travailler soit à Hydro-Québec, à Loto Québec ou à la Ville de Montréal à un salaire offrant dans les 20 000 de plus par année.

«Le Vérificateur général c'est la plus belle école pour apprendre les rouages du gouvernement. Il serait intéressant d'avoir une plus grande latitude salariale pour retenir nos meilleurs employés. On n'aura pas le choix. On est pris avec les échelles salariales de la fonction publique. Ce n'est pas ça qui anime les gens.

«Avec une meilleure structure salariale qui répondrait à nos besoins on serait en mesure de retenir une masse critique de nos meilleurs employés», a expliqué M. Samson. Le bureau du VG a vu partir 40 employés sur 250 en 2013-2014; 25 postes ont été comblés de sorte que 15 étaient vacants au 31 mars 2014; 12 postes sont vacants présentement.

Bordel informatique

Invité par le député péquiste Alain Therrien à expliquer «le cafouillage informatique» du gouvernement, Michel Samson a soutenu que les nombreux dépassements de coûts sont causés par une «mauvaise évaluation des besoins», ce qui entraîne en cours de route de nombreux ajouts non-planifiés qu'il a désignés comme «la clause tant qu'à y être».

Le manque d'expertise dans les ministères et organismes force aussi le gouvernement à donner d'importants contrats à des organismes privés, ce qui contribue à faire gonfler les factures, a signifié M. Samson.