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Waze, un «multiplicateur de force» pour les policiers

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Photo Archives / Agence QMI

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Contrairement à leurs confrères New Yorkais, les policiers de Montréal ne croient pas que l’application GPS Waze, qui permet aux voyageurs de géolocaliser les policiers sur la route, représente un danger pour leur sécurité.

Il y a quelques semaines, un syndicat des policiers de New York a envoyé une lettre à Google, propriétaire de Waze, pour demander à l’entreprise de désactiver la fonction qui permet de signaler un policier sur la carte.

Cette demande fait suite au meurtre de deux agents new-yorkais en décembre dernier. L’homme qui les aurait abattus se serait servi de Waze pour les trouver.

L’existence de cette fonction n’inquiète toutefois pas le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), qui ne croit pas que l’application rend ses agents plus vulnérables à des agressions.

«Si vous vous promenez au centre-ville de Montréal, vous allez sûrement croiser un ou deux véhicules de police. Vous n’avez pas besoin d’une application pour les trouver», a indiqué le sergent Laurent Gingras, porte-parole du SPVM.

Compte tenu du fait que les policiers demeurent rarement à un endroit très longtemps, le sergent ne croit pas qu’il serait facile pour quelqu’un de géolocaliser une voiture du SPVM et de se rendre à l’endroit à temps.

« Si vous êtes chez vous et que vous trouvez la police sur Waze, il y a de bonnes chances qu’on ne soit plus là lorsque vous arrivez. Je ne pense pas que cette application met nos policiers en danger», a continué le porte-parole.

La Fraternité des policiers et policières de Montréal n’a pas voulu commenter le dossier, mais le porte-parole a indiqué que Waze n’était pas une problématique dénoncée par leurs membres.

Réduire la vitesse

Plutôt que de s’attaquer à l’application, le SPVM voit plutôt en Waze un allié. Si l’application indique à un automobiliste qu’une voiture de police est à proximité (qu’elle le soit vraiment ou pas) et que celui-ci ralentit, alors l’effet est positif.

«Je vois ça comme un multiplicateur de force, a indiqué le sergent. Si le public sait qu’on est à tel endroit et ils ajustent leur comportement en conséquence pour éviter des constats d’infraction, alors notre objectif est atteint.»

Laurent Gingras a fait le rapprochement entre l’application de Google et les radars-photos, qu’il dit ont un effet fort dissuasif quant à la vitesse au volant.

Malgré ces points positifs, le SPVM continuera tout de même à mesurer les effets de Waze et toute technologie semblable sur son service à l’avenir.

«C’est une nouvelle technologie et on est train d’apprendre tous les impacts qu’elle peut avoir, mais il n’y a pas que du négatif. Au contraire, il y a même beaucoup de positifs», a ajouté M. Gingras.