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Acquitté après avoir traité un policier «d’épais»

Acquitté après avoir traité un policier «d’épais»
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Un résident de St-Lin-Laurentides s’en sortira sans une égratignure pour avoir traité un policier «d’épais» sur Facebook, a tranché la Cour.

Un résident de St-Lin-Laurentides s’en sortira sans une égratignure pour avoir traité un policier «d’épais» sur Facebook, a tranché la Cour.

Jean-François Blais, 31 ans, n’aura pas à payer le constat d’infraction qu’il a reçu pour avoir indiqué sur la page Facebook Spotted St-Lin en mars dernier: «l’agent Doré est un épais...tellement une face à fesser dedans lui en plus!»

Une juge de la Cour municipale de la MRC de Montcalm a en effet considéré que les propos tenus par le jeune homme ne contrevenaient pas au règlement de la ville selon lequel «nul ne peut, par ses paroles, actes ou gestes, insulter, injurier ou provoquer tout agent de la paix ou tout fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions.»

Vengeance

Selon le jugement, Jean-François Blais a écrit son message suite à une contravention de stationnement qu’il avait reçue de la part de l’agent.

Le policier en question s’en est rendu compte en naviguant sur la page internet.

«Les paroles méprisantes ont été proférées en l’absence de l’agent de la paix... On peut donc légitimement se demander s’(il) était dans l’exercice de ses fonctions», explique la juge Marguerite Brochu.

Règlement pour tous

Selon elle, le règlement a été mis en vigueur pour assister un policier durant ses interventions, car «des paroles blessantes... rendent plus difficile l’accomplissement de sa tâche.»

Ce n’est pas le cas ici, dit la juge.

Ce règlement existe dans d’autres villes, et est appliqué à la lettre. À Québec, le maire Régis Labeaume avait reçu une contravention de 75 $ plus 25 $ de frais pour avoir insulté un policier lors d'un match de football du Rouge et Or de l'Université Laval en 2008.

Les villes de Sherbrooke et de Granby possèdent également un règlement similaire.

Les policiers montréalais ont, quant à eux, réclamé le même genre de mesures en 2012. Mais l’administration Tremblay n’y avait pas donné suite à l’époque.