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Fluides, jalousie et fausses lesbiennes

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Mon amie est arrivée chez nous cette semaine pour m’annoncer un truc.

Elle a testé positif.

Je suis tombée à genoux et, en larmes, j’ai crié: «NOOOON! POURQUOIIIIII?»

Apparemment que c’était pas une bonne réaction devant l’annonce de sa grossesse.

Depuis que ses ovaires font leurs fraîches, ma chum perd complètement la tête! Elle n’arrête pas de me dire que la vie est beaucoup plus belle à travers les yeux d’un enfant...

Premièrement, calme tes nerfs, chose, ça fait deux jours que tu sais que tu vas “popper” un sac à pets, alors je ne pense pas que la vie ait changé tant que ça encore!

Et, deuxièmement, c’est illégal de prendre les yeux d’un enfant pour regarder la vie à travers, alors ça s’annule!

Non, mais, pensez-y deux secondes! Un bébé, ça pleure, ça morve, ça bave: c’est comme le Carnaval des fluides corporels, mais sans la partie où tu gagnes un toutou si tu réussis à le faire tomber en lui lançant une balle dans le front!

En plus, la nuit, ça se réveille aux deux heures!

D’où l’expression: «Un enfant, ça vous décroche un rêve!»

OK. OK. J’arrête.

Je l’avoue: c’est de la mauvaise foi, tout ça.

Très honnêtement, je suis contente qu’elle soit enceinte. Parce que la maternité, c’est ce qu’il y a de plus extraordinaire au monde. Ou, en tout cas, ça arrive au moins deuxième, après le Nettoyeur magique.

Et, en plus, durant neuf beaux mois, alors que la vie fleurira doucement dans son bedon... moi, je serai la plus mince des deux! BAZAM!

Ah, et puis zut! Je vais vous le dire: la vérité, c’est que j’ai moi-même hâte d’être une mère. Quand on devient parent, on revient aux vraies valeurs. On ne pense plus à sortir dans les bars, à manger au resto ou à s’acheter des vêtements. Quand on devient parent, on comprend que le VRAI bonheur et le VRAI privilège de l’univers, c’est deux choses: 1- Prendre une douche la porte fermée et 2- Écouter le silence!

De toute façon, un bébé, c’est un peu comme une fille saoule dans un bar: c’est pas capable de se tenir sur ses deux jambes, ça parle en voyelles molles et ça vomit partout.

La seule différence entre les deux, c’est que le bébé, lui, n’a pas besoin de faire semblant d’être lesbienne pour que tout le monde le regarde.

AH, PIS KIN...

Je ne comprends pas les filles qui jouent aux fausses lesbiennes pour attirer les gars dans les bars. En fait, je ne comprends pas les gars qui y voient un intérêt quelconque. DUDE! Si la fille est lesbienne, t’es ZÉRO impliqué dans le processus! C’est comme essayer d’enlever de la glace d’un moule à silicone: tu vas sortir perdant de cette histoire-là! Un hétéro et une lesbienne, c’est comme un cheval pis une patate; c’est comme un joueur de hockey et un diplôme en phonétique; c’est comme le système de santé québécois et la rapidité: ça “fitte” pas ensemble!