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Laissez votre cellulaire au vestiaire

Devanture bar Le Félix
Photo Le Journal de Montréal, Ben Pelosse

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Ouvert depuis décembre sur la rue Saint-Hubert, le bar Le Félix demande à ses clients de laisser leur cellulaire au vestiaire. Ce petit bar hipster serait ainsi le premier établissement du genre à adopter une telle mesure à Montréal.

Ouvert depuis décembre sur la rue Saint-Hubert, le bar Le Félix demande à ses clients de laisser leur cellulaire au vestiaire. Ce petit bar hipster serait ainsi le premier établissement du genre à adopter une telle mesure à Montréal.

Finies les soirées passées à regarder son écran. Sans Facebook, Instagram ou encore Tinder, les clients du bar Le Félix pourront se rencontrer, parler entre eux et développer de vrais relations.

«Au départ, il y a une petite réticence, mais les gens embarquent vraiment et adorent l’expérience. Ils se laissent aller et ont du plaisir!», raconte Félix Fournier, le copropriétaire des lieux.

Bar underground, Le Félix attire une clientèle d’initiés prêts à vivre une expérience particulière.

« On marche uniquement avec le bouche-à-oreille», explique Monsieur Fournier.

Concept californien

À l’origine, cette pratique est née à Los Angeles, en Californie.

Souhaitant voir ses clients prendre le temps de manger et de discuter avec leurs proches, le chef Mark Gold a décidé d’offrir un rabais de 5 % à tous ceux qui éteignaient leur téléphone à l’entrée du restaurant.

Un restaurateur israélien du nom de Jawdat Ibrahim a lui aussi emboîté le pas et offert un rabais agressif de 50 % aux clients qui osaient éteindre leur appareil avant de passer à table.

Exception

Le bar Le Félix est encore une exception au Québec et espère le rester.

«À mon avis, on est loin d’une tendance lourde», explique Martin Vézina, porte-parole de l’Association des restaurateurs du Québec (ARQ).

«La technologie fait partie de l’expérience de restauration, avec toutes les photos et les commentaires qui circulent sur Instagram, Facebook et Twitter. Pour la nouvelle génération, la technologie est complètement intégrée à leur quotidien, alors si tu leur enlèves leur téléphone, ils vont aller ailleurs», dit-il.

Même son de cloche du côté de l’Union des tenanciers de bars du Québec (UTBQ). «C’est la première fois que j’entends parler de l’interdiction des cellulaires», explique Sébastien Sénéchal.

Selon ce dernier, confisquer les téléphones cellulaires à l’entrée n’est pas la meilleure façon de faire. Par contre, il croit que l’interdiction de la prise de photos pourrait devenir une pratique de plus en plus populaire à Montréal.

La sécurité avant tout

Les sceptiques soulèvent la question de la sécurité des appareils déposés à l’entrée.

L’établissement devient en effet responsable des téléphones, dont certains valent plusieurs centaines de dollars, lorsqu’il en prend la charge. Le proprio Félix Fournier n’y voit pas de problème dans son cas.

«On a un beau gros meuble en bois ancien pour accueillir les téléphones, une ancienne pharmacie, avec deux belles hôtesses qui en font la garde tout en vous charmant», conclut-il, tout en précisant que chaque téléphone est soigneusement placé dans une pochette en tissus avant d’être rangé dans un casier et que le email de chaque client est enregistré à son entrée.

 

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