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Les achats en ligne plus populaires

Les consommateurs profitent de plus en plus des outils du web pour dépenser

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Bien qu’ils soient essoufflés par leurs dettes, les Québécois continuent à dépenser. Mais ils le font de plus en plus en cherchant les aubaines sur le web et les réseaux sociaux. La tendance, même si elle ne représente que 3 % du commerce de détail, s’affirme au point de faire craindre le pire pour les boutiques physiques qui ne s’ajustent pas à l’humeur des consommateurs.

En effet, en 2014, les consommateurs québécois ont acheté pour 2,7 milliards $ (G$), même s’ils vivent un endettement personnel de 163 % de leurs revenus ­disponibles. Globalement, les ventes ont totalisé 109,1 G$, soit près de 3 G$ de plus qu’en 2013.

Une étude dévoilée hier par PricewaterhouseCoopers(PWC) confirme cependant que 56 % des consommateurs magasinent dorénavant en ligne, au moins une fois par mois. Les boutiques servent dans 69 % des cas à voir, toucher et essayer des marchandises.

L’étude vient confirmer les dernières données mensuelles compilées par le CEFRIO qui indiquent clairement un changement de comportement des consommateurs québécois.

Médias sociaux

En fait, ce sont les 18-35 ans qui magasinent le plus en ligne.

L’enquête de PWC, réalisée dans 19 pays, indique qu’un jeune sur deux s’abonne à ses marques préférées sur les médias sociaux (49 % contre 31 % pour la population). Ils sont tout aussi nombreux à aimer recevoir des offres sur leur téléphone mobile et 63 % sont prêts à payer pour une livraison dans la journée.

«Les gens aiment avoir accès à tout rapidement et le web répond à ce ­besoin», explique Alexandre Paquet, président de Ludismedia, une firme spécialisée en marketing électronique.

S’adapter ou mourir

La boutique physique qui continuera à bien fonctionner devra donc offrir une expérience exceptionnelle qui va inciter le consommateur à passer chez elle. Sa gamme de produits devra être en ligne, sur un site web dynamique, de même que sur YouTube et les réseaux sociaux.

«C’est clair, si vous n’êtes pas facilement accessible en ligne ni sur les médias sociaux, vous n’existez pas», analyse Guillaume Ducharme, directeur des communications au CEFRIO.

 

Brèves

Consommation

La hausse des ventes au détail s’essouffle au Québec

La hausse des ventes au détail au Québec a été moins forte que la moyenne nationale en décembre dernier.
Photo d'archives La hausse des ventes au détail au Québec a été moins forte que la moyenne nationale en décembre dernier.

AGENCE QMI | La hausse des ventes au détail au Québec a été la pire au ­Canada en décembre dernier.

Selon les chiffres publiés hier par Statistique Canada, les ventes ont augmenté de seulement 1,6 % à 9,08 milliards $ dans la province, en comparaison avec décembre 2013.

La hausse nationale s’élève à 4 % pour des ventes de 42,9 milliards $. Le marché est plus fort en Colombie-Britannique, où les ventes ont progressé de 6 % à 5,6 milliards $. Il est aussi meilleur en Ontario, où l’on a enregistré des gains de 5,1 % à 14,7 milliards $.

Les seules régions du pays qui ont fait pire ont été le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut, qui ont enregistré des diminutions.

Recul

En comparant les ventes de novembre à décembre, le Québec a essuyé un recul de 0,5 %, malgré la période des Fêtes qui devrait normalement entraîner une amélioration.

Statistique Canada souligne que «la plupart des types de magasins généralement associés au magasinage des Fêtes ont enregistré de moins bons résultats en décembre, ce qui a plus que contrebalancé les hausses enregistrées dans ces sous-secteurs en novembre».

Les secteurs des vêtements et des accessoires ont été punis par la mauvaise humeur des consommateurs.