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Spectaculaire: ce Québécois déjoue les lois de la gravité

Deux records mondiaux de sauts en wingsuit lui appartiennent

Spectaculaire: ce Québécois déjoue les lois de la gravité
Photo Courtoisie / Pierre-Alexandre Rousseau et Bruno Gohier

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Quand il revêt son wingsuit, rien ne peut arrêter Marc-André Denault. Cet amoureux de sensations fortes n’hésite pas à défier les lois de la gravité pour assouvir sa passion: le saut extrême.

Que ce soit à 5000 pieds dans les airs ou au sommet d’une falaise, Denault ne regarde jamais derrière lorsqu’il est temps de plonger. Équipé d’un wingsuit, il réalise le rêve de tout le monde.

«C’est le rêve de l’homme de pouvoir voler», confie Denault lors d’un entretien téléphonique.

Mais comment un jeune homme de 23 ans, titulaire d’un baccalauréat en administration des affaires est-il devenu un daredevil qui n’a peur de rien?

«Je fais partie de la génération YouTube et j’ai vu une vidéo de personnes qui se lançaient en bas de falaises en Norvège et je me suis dit “wow, c’est complètement fou!”»

«J’ai fait mon premier saut en parachute à 18 ans et j’ai commencé à sauter intensivement peu de temps après. C’est pourquoi je suis rendu à faire des sauts en wingsuit à seulement 23 ans».

Deux records

Après plus de 200 sauts en parachute, Denault a découvert le saut en wingsuit en 2011. Deux ans plus tard, il battait deux records du monde lors d’un événement qui avait lieu à St-Jérôme.

Il a d’abord battu le record de la plus grande distance parcourue en chute libre sur un kilomètre. Lors de l’enregistrement des données, qui s’effectuent lorsque le sauteur passe de 3000 à 2000 mètres, il a parcouru une distance de 4,6 km. L’ancienne marque était de 4,2 km.

«Ce qu’il y a de plus drôle, c’est que j’ai manqué ma shot ! Il y a quelqu’un qui a analysé mes données et il m’a dit que j’aurais pu parcourir une distance de 5 km».

Denault a également battu le record de la descente la plus longue avec un temps de 92,3 secondes. Sa vitesse moyenne était de 46 km/h lors de l’enregistrement des données.

Une vitesse bien en deçà des 300 km/h qu’il atteint quelques instants après avoir sauté de l’avion.

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Photo Courtoisie / Pierre-Alexandre Rousseau et Bruno Gohier

BASE jumping

Outre les sauts à partir d’un avion, Denault se spécialise également dans les sauts en BASE (Buildings, Antennas, Spans, Earth pour Edifices, Antennes,Travées et Sol).

«Il ne faut pas mélanger le BASE jump et le parachutisme à partir d’un avion. Ce sont deux mondes complètement différents, précise-t-il. Pour le parachutisme d’avion, on ouvre notre parachute à 3500 pieds dans les airs. C’est vraiment sécuritaire. Le BASE jump est réservé aux plus expérimentés et qui sont capables de gérer un stress plus intense puisqu’on saute entre 150 et 3500 pieds à partir d’une falaise et on va ouvrir notre parachute entre 300 et 400 pieds.»

En wingsuit, le degré de difficulté augmente lors de sauts de type BASE. Il faut être en mesure de gérer le stress qui accompagne ce genre de cascade.

«Dans un wingsuit, on est prisonnier de notre combinaison; il est impossible de lever nos bras dans les airs en raison des ailes. Il faut vraiment être à l’aise en chute libre puisque si nous ne contrôlons pas les ailes, on peut partir en vrille».

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Photo Courtoisie / Pierre-Alexandre Rousseau et Bruno Gohier

Une passion

Devenu instructeur en parachutisme et en saut en wingsuit, Denault a pu conjuguer passion et boulot. Mais lorsqu’il effectue un saut pour son propre plaisir, cela n’a rien à voir avec le travail.

«Moi, ce qui me fait triper, c’est d’être en mesure de décrocher. Quand je suis dans mon wingsuit et que je sens l’air me transporter, c’est comme si je décrochais de la vie et que je me retrouvais dans un rêve».

«Tu regardes les nuages, la falaise; c’est vraiment quelque chose de magique. Tu oublies tout ce qui se passe dans ta vie et tu vis le moment présent», conclut-il.

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Photo Courtoisie / Pierre-Alexandre Rousseau et Bruno Gohier