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Il marche de Saint-Hyacinthe à Montréal après avoir perdu 277 lb

Il marche de Saint-Hyacinthe à Montréal après avoir perdu 277 lb
Josée Hamelin et Courtoisie

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SAINT-HYACINTHE - Après avoir perdu 277 livres au cours des trois dernières années, le Maskoutain Jean-Guy Roy a mis 15 heures à franchir les 60 kilomètres qui séparent Saint-Hyacinthe de Montréal, à pied, dans des conditions hivernales.

C’est par une température de -13 degrés C avec un ressenti de -20 que Jean-Guy Roy a débuté son périple samedi matin. Rappelons que l’homme de 57 ans – qui pesait près de 500 lbs en 2011 – s’était donné ce défi pour financer l’opération visant à lui retirer des surplus de peau au ventre. Contrairement à la chirurgie qui lui retirera les excédents de peau des cuisses, l’opération abdominale n’est pas couverte par la RAMQ.

jean-guy roy
Il marche de Saint-Hyacinthe à Montréal après avoir perdu 277 lb
Courtoisie

«Je m’étais préparé à des températures de -30, mentionne Jean-Guy, mais dans la slush et la neige, parfois, les pieds te reculent au lieu d’avancer et par moments, ça a été plus difficile que je l’avais imaginé.»

Durant sa marche, le quinquagénaire arrêtait 10 minutes par heure, pour s’hydrater et manger un peu. Son entraîneur, Vincent Laurendeau, l’a suivi tout au long du défi, en lui fournissant rations et encouragements.

Il se souvient que lors de leur premier entraînement, son protégé avait mis 1 h à parcourir 1,5 kilomètre. «Trois ans plus tard, il a marché pendant près de 20 h à une moyenne de 4 km/h», expose-t-il avec fierté.

Il marche de Saint-Hyacinthe à Montréal après avoir perdu 277 lb
Josée Hamelin et Courtoisie

Une arrivée émouvante

Quand je suis arrivé à l’oratoire Saint-Joseph, j’avais les jambes comme des deux par quatre, illustre Jean-Guy. Toutefois, malgré la douleur, la possibilité d’abandonner ne lui pas effleuré l’esprit. «Quand on se fixe un objectif, c’est important le garder en tête et de s’y accrocher.»

Il mentionne que ses garçons, qui ont été l’élément déclencheur de sa remise en forme, n’en reviennent pas de tout ce qu’il a accompli.

«On l’avait vu tellement de fois maigrir et ré-engraisser qu’on avait un petit doute, admet son fils Jonathan. On n’était pas certain que cette fois-ci, ça allait être la bonne, mais on est très fier de lui.»

À l’arrivée, Jean-Guy confie que c’est un véritable tourbillon d’émotions qui l’a envahi. «J’étais fier du chemin parcouru, mais je me disais que même s’ils ne sont pas encore nés, maintenant je suis sûr de voir grandir mes petits-enfants.»