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Les gaffes du ministre Bolduc

Yves Bolduc
Photo les archives, Simon Clark Yves Bolduc

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Yves Bolduc a commis plusieurs bourdes qui pourraient maintenant lui coûter son poste.

Juillet

Après avoir laissé planer le spectre d’une hausse des frais de scolarité plus élevée que l’inflation, le ministre Yves Bolduc a fait marche arrière durant la même journée devant le tollé. Après une consultation avec le bureau du premier ministre, il s’est finalement engagé à indexer les frais de scolarité selon le revenu des ménages pour les quatre prochaines années du mandat libéral.

Prime de 215 000 $ : «J’ai suivi les règles habituelles.»


L’été 2014 a été chaud pour le docteur Bolduc, qui a été malmené pour avoir accepté une prime de 215 000 $ en argent public pour prendre en charge une liste de patients qu’il a laissés tombés lorsqu’il est redevenu ministre. «J'ai suivi les règles habituelles», a-t-il dit.

Le père de l'assurance maladie Claude Castonguay a même demandé sa démission. «[Yves Bolduc] s'est évidemment servi de sa connaissance du système de rémunération des médecins consenti alors qu'il était ministre de la Santé. C'est ainsi qu'il est allé chercher le maximum en donnant le minimum, aussi bien comme député qu'en tant que médecin», a-t-il dénoncé.
 


«Il n’y a pas un enfant qui va mourir de ça»


Au mois d’août, alors que l’opposition s’indignait toujours de la «prime Bolduc», le ministre s’est encore mis les pieds dans les plats. Il a affirmé qu’il ne voit aucun problème à ce que les commissions scolaires coupent dans l’achat de livre. «Il n’y a pas un enfant qui va mourir de ça et qui va s’empêcher de lire, parce qu’il existe déjà des livres», lance le ministre. Il doit corriger le tir dès le lendemain.

Fusions des commissions scolaires

Yves Bolduc se lance en novembre dans une pénible fusion des commissions scolaires. Il subit de nombreuses critiques et même des tirs amis. Le vieux routier Robert Dutil, député Beauce-Sud, affirme que le redécoupage des territoires proposé par Yves Bolduc est «une véritable déchirure inutile et dommageable.»

«Parfois, il faut peut-être dire qu’on va laisser ça comme c’était», a-t-il dit.

La semaine dernière, le ministre Bolduc, dans un discours devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain laisse planer un recul. 

 

Février

Fouille à nu «très respectueuse»

La dernière bourde du ministre Bolduc a fait le tour de monde, de Madagascar en passant par Londres, Paris et Istanbul. Il a affirmé la semaine dernière que les fouilles à nu dans les écoles secondaires étaient permises «à une seule condition, il faut que ce soit très respectueux.»

Il a été contredit jeudi par son premier ministre. «Sur la question de la fouille à nu dans les écoles, la réponse c'est non, on n'en veut pas», a expliqué M. Couillard.​