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Le chauffard Laurent Raymond a encore des progrès à faire

Laurent Raymond
Photo d'archives Laurent Raymond a encore des progrès à faire avant d’avoir sa libération conditionnelle totale.

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Le chauffard Laurent Raymond s’est encore fait refuser la libération conditionnelle après de surprenantes déclarations concernant une potentielle consommation d’alcool et de pot.

«Vous êtes sur la bonne voie, mais vos acquis se doivent d’être maintenus sur une période de temps plus significative», a tranché la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) dans une décision rendue il y a deux semaines.

C’est que son crime, en juillet 2010 était grave. Pour impressionner trois adolescentes, alors qu’il avait consommé de l’alcool malgré un permis avec tolérance zéro, il avait conduit comme un fou dans Ville Mont-Royal avant de violemment percuter un arbre.

<b>Justine Rozon</b><br />
Victime
Photo Le Journal de Montréal, Chantal Poirier
Justine Rozon
Victime

Le chauffard de 22 ans, qui avait été condamné à trois ans de pénitencier en juin 2013, n’avait subi que des blessures mineures, contrairement aux passagères.

Claudia Di Iorio était tombée dans le coma et Évelyne Méthot a eu entre autres la colonne vertébrale fracturée. Justine Rozon, la plus grièvement blessée, avait perdu une partie de son intestin. Elle a dû attendre cinq ans pour recevoir une greffe il y a deux semaines, et elle attend toujours de voir si l’opération a été un succès.

Pot et alcool

Raymond, qui n’avait passé qu’une année en prison avant son transfert en maison de transition, a «étonné» la CLCC lors de son audience.

Il a en effet affirmé qu’il comptait arrêter de fumer du pot, mais que s’il recommençait, il serait en mesure de le gérer de façon adéquate en se limitant à un joint par mois.

Raymond est aussi «réfractaire» à l’interdiction de se rendre dans des bars, puisqu’il dit boire dans un contexte social.

<b>Nicola Di Iorio</b><br />
Père d’une des trois victimes
Photo Le Journal de Montréal, Ben Pelosse
Nicola Di Iorio
Père d’une des trois victimes

«Moi, ça me dit qu’il n’a rien compris, s’est exclamé Nicola Di Iorio, le père de l’une des victimes. Il est “coaché” et conseillé, et malgré tout il arrive à dire des âneries.»

M. Di Iorio doute de l’empathie réelle de Raymond qui, bien que conseillé par une équipe de gestion, n’a toujours pas posé de geste concret pour réparer les torts qu’il a causés.

«Quand on veut faire le bien, on n’attend pas d’avoir la permission», a ajouté M. Di Iorio.

Raymond, qui en était à son troisième passage devant la CLCC, obtiendra sa libération conditionnelle aux deux tiers de sa peine, soit en juin prochain. En attendant, il restera en maison de transition.