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Le milieu de l'éducation accueille favorablement le départ du ministre Bolduc

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Sans surprise, le milieu de l’éducation réagit plutôt favorablement à la démission du ministre de l’Éducation Yves Bolduc.

Le président de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) déplore toutefois le fait que le successeur de M.Bolduc sera le douzième ministre de l’Éducation en 20 ans.

«C’est le deuxième plus gros ministère au Québec et on joue à la chaise musicale avec les ministres, se désole Sylvain Malette. C’est une journée difficile pour M.Bolduc mais le problème de fond ne se règle pas avec son départ. À part Jean Garon, tous les ministres de l’Éducation se sont fait rouler dans la farine par les fonctionnaires du ministère. C’est eux qui mènent et c’est au remaniement du ministère que M.Couillard devrait s’attaquer.»

«Ça demande du courage de démissionner, mais c’est le bon geste à faire. Il nous faut un gouvernement qui donne une vision claire de l’éducation et un ministre de l’Éducation fort, capable de faire avancer les dossiers. Un ministre qui tient compte des acteurs du milieu de l’éducation», a déclaré Louise Chabot, présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).

La «vision» du gouvernement

En décembre dernier, le premier ministre Couillard disait qu’Yves Bolduc incarnait la vision de son gouvernement en éducation. Aujourd’hui cette «vision» inquiète toujours Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE).

«Je ne peux pas me réjouir du départ du ministre car l’idéologie du gouvernement est maintenue. On a des problèmes de financement et de services pour la réussite des élèves. Ce qui se vit en éducation en ce moment est triste.»

De son côté, la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) tient à souligner la disponibilité et l’ouverture d’Yves Bolduc comme ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport.

« Trois jours à peine après avoir été nommé à son poste, le ministre Bolduc a rencontré le conseil général de la Fédération afin de lui présenter ses grandes orientations. Il a rapidement convoqué une Table Québec-Commissions scolaires, et a rencontré de nouveau le conseil général en décembre, deux semaines seulement après avoir déposé son projet de fusions des commissions scolaires », a rappelé la présidente de la FCSQ, Josée Bouchard.