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Rocky serait fier...

Jean Pascal s’inspire des films de Sylvester Stallone pendant son camp d’entraînement.

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BIG BEAR LAKE, Californie | Depuis qu’il a signé son contrat pour affronter le Russe Sergey Kovalev, Jean Pascal a mentionné à plusieurs reprises qu’on assistera à une reprise du film Rocky IV lors de la soirée du 14 mars.

On peut dire que le Québécois alias «le Rocky Balboa noir» fait tout pendant son camp d'entraînement pour s’inspirer du célèbre personnage qui a fasciné des millions de cinéphiles entre les années 1980 et 2000 au grand écran.

Quand on arrive au gymnase de Sugar Shane Mosley, là où s’entraîne Pascal jusqu’au 6 mars, c’est frappant. Il y a une quinzaine de photos de Sergey Kovalev qui tapissent les murs de l’endroit. Il n’y a rien d’écrit sur les feuilles, seulement l’image du Russe lors de ses combats ou de ses pesées.

On peut penser que c’est normal dans le but de se motiver pour un affrontement aussi important. Ce n'était que le début.

De la musique

Comme il n’y a rien à son épreuve, Pascal a décidé de pousser le concept un peu plus loin. Avant de se diriger vers Las Vegas, le boxeur de 32 ans a téléchargé plusieurs chansons de la trame sonore des six films du boxeur de Philadelphie.

Pendant son entraînement au gymnase, il n’est pas rare d’en entendre une entre deux pièces vocales qui vibrent au rythme du hip-hop. C’est bizarre, mais lorsque Pascal l’entend, il devient un tantinet plus incisif quand vient le temps de frapper dans les mitaines de son entraîneur. Ça doit être une pure coïncidence.

Puis, quelques heures plus tard, c’est le moment de sa séance de conditionnement physique dans un minuscule gymnase qui est situé dans un garage d’une maison privée. Pascal apporte son radio et mets le volume au tapis. On entend les premières notes de No easy way out de Rocky IV pendant que l’athlète se réchauffe.

Les pièces se succèdent à un bon rythme et Pascal soulève des charges en suivant la cadence. On se serait presque cru en Sibérie au camp de Rocky Balboa l'instant de quelques minutes.

Et des films !

Entre deux entraînements, Pascal aime bien relaxer en regardant des films. Bien sûr, il s’est attaqué au visionnement des six films de Rocky au cours des derniers jours.

«J’ai regardé les deux premiers et je me suis rendu compte que ça faisait longtemps que je ne les avais pas vus, a-t-il raconté. J’ai commencé le troisième. Il me restera les Rocky IV, V et VI avant de revenir à Montréal.»

Dans chaque long métrage, le boxeur de Philadelphie connaît une fin heureuse en remportant un combat important. Est-ce que celui du Québec obtiendra le même dénouement que lui? Si c’est le cas, on pourra dire que, pour une fois, la fiction a rejoint la réalité.


De la compétence chez les adjoints

Jean Pascal a toujours eu besoin d’un encadrement serré et il n’hésite pas à investir les sommes nécessaires afin d’être bien entouré à l’approche d’un combat d’envergure. Ils sont nombreux, mais ils ont chacun une tâche bien précise dans la mission de l’ancien champion du monde WBC des mi-lourds. Voici la liste des quatre principaux adjoints de Marc Ramsay avec une courte description. 
 
Russ Anber
 
 
Associé au milieu de la boxe depuis 37 ans.  |  Impliqué dans plusieurs combats majeurs comme homme de coin et entraîneur
 
Rôle principal : Peaufiner la technique
 
Roy Jones fils
 
 
Ancien champion du monde dans plusieurs catégories et considéré comme l’un des meilleurs boxeurs de tous les temps |  Pugiliste toujours actif malgré ses 46 ans
 
Rôle principal : S’occuper du côté stratégique des duels
 
Angel Heredia
 
 
Il est le responsable du conditionnement physique de plusieurs boxeurs et athlètes olympiques américains au cours des  dernières années
 
Rôle principal : Préparateur physique lors des combats majeurs de Pascal
 
Luc-Vincent Ouellet
 
 
Associé avec Marc Ramsay depuis 2012  |  Il a déjà été l’adjoint de Mike Moffa, l’entraîneur du Underdog et d’Eye of the Tiger management  |  Possède un bagage d’entraîneur
 
Rôle principal : S’occuper principalement de la logistique pendant le camp d’entraînement et donner un coup de main lors des séances au gymnase​

 

Brèves

L’union fait la force chez les entraîneurs

Photo Le Journal de Québec, Stevens LeBlanc

Jean Pascal n’a jamais eu peur de s’entourer de plusieurs personnes afin d’atteindre ses objectifs.

Ce n’est pas différent pour son combat contre le Russe Sergey Kovalev. En plus de son entraîneur Marc Ramsay, il peut compter sur la présence de quatre autres personnes dans son environnement immédiat.

Roy Jones fils, Russ Anber, Luc-Vincent Ouellet et Angel Heredia font aussi partie de cette escouade qui a pour mission de redonner un titre mondial au Québécois d’origine haïtienne.

Pendant les séances au gymnase, la plupart d’entre eux communiquent avec Pascal afin qu’il apporte des correctifs à sa technique. Comment Marc Ramsay fait-il pour garder le contrôle de la situation?

«J’émets des directives claires dès le début du camp, a souligné Ramsay lorsque rencontré par Le Journal de Montréal. Chacun a son rôle et il doit le conserver. Il est important que le message qui est livré à Jean soit le même de la part de tout le monde.

«Même si on est nombreux, j’aime travailler en équipe surtout avec des gens qui ont des habiletés pour le faire.»

Du côté de Pascal, même si ça peut être mêlant, il se sent très bien au sein de ce groupe où la bonne humeur est souvent au rendez-vous.

«C’est vrai que ça peut être difficile de se concentrer quand on reçoit plusieurs directives, a souligné l’athlète de 32 ans. Quand je reçois un paquet d’informations, je tente simplement de retenir les plus importantes et de les appliquer sur le ring.»

Le modèle du football

Ramsay aime tracer un parallèle entre son escouade et les entraîneurs qui dirigent une équipe de football.

«Dans ce sport, on retrouve un pour chaque position, a indiqué celui qui est l’un des meilleurs de sa profession. C’est un peu la même chose avec nous alors que chaque personne a sa spécialité.

«Par exemple, Russ Anber est un très bon analyste et il décortique bien la boxe. Il est capable de bien expliquer les corrections à apporter sur le plan technique.»

Chaque jour, les entraîneurs de Pascal se réunissent afin de discuter des changements à apporter en cours de route. Parfois, il y a des désaccords, mais ils trouvent toujours une façon de se retrouver à la même page pour le bien de leur protégé.

«C’est important de ne pas le faire devant lui afin de ne pas créer de confusion», a ajouté Ramsay.

De la grande visite

Pendant le passage du Journal à Big Bear Lake, le clan Pascal a reçu la visite de Sugar Shane Mosley, le propriétaire du gymnase où le pugiliste québécois s’entraîne.

L’ancien champion du monde, qui est maintenant à la retraite, a une feuille de route impressionnante avec des duels contre Manny Pacquiao, Floyd Mayweather, Oscar De La Hoya et Miguel Cotto notamment.

Il a profité de sa présence pour prodiguer quelques conseils à Pascal.

 

L’arbitre et les juges sont nommés

L’arbitre et les juges pour l’affrontement entre Sergey Kovalev et Jean Pascal sont maintenant connus.

L’arbitre sera le Portoricain Luis A. Pabon. C’est lui qui était en devoir pour le combat de championnat du monde WBA et IBO des poids moyens entre Gennady Golovkin et Martin Murray, il y a quelques jours à peine.

Lors de la soirée du 14 mars, Pabon en sera à son quatrième duel pour un titre mondial de suite, mais son premier chez les mi-lourds. Kovalev et Pascal seront donc entre bonnes mains pendant qu’ils batailleront pour les couronnes WBO, WBA et IBF.

Du côté des juges, aucun juge du Québec ou de la Russie ne sera en devoir. Ce sont plutôt Cesar Ramos (Porto Rico), Richard Davies (Angleterre) et Zoltan Enyedi (Hongrie) qui ont été assignés. Pour ce qui est des officiels mineurs, ils seront sous la responsabilité de la Régie de l’alcool, des courses et des jeux du Québec.