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Un petit au grand cœur

Danick Martel n’hésite jamais à s’impliquer dans sa communauté

Un petit au grand cœur
Photo Agence QMI, Martin Alarie

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Danick Martel n’accumule pas juste des points sur la patinoire, il les accumule aussi dans la communauté.

Depuis le début de la saison, le prolifique attaquant de l’Armada de Blainville-Boisbriand qui compte 96 points à sa fiche est plus que généreux de son temps. Il a participé à toutes les activités communautaires de son équipe en soutien à des causes importantes de sa région.

Il a multiplié les visites dans les écoles des Basses-Laurentides pour inciter les élèves à persévérer dans leurs études et il a participé aux nombreuses activités caritatives. Aussitôt que l’opportunité se présentait, il était de la partie.

Pour lui, il n’est pas question de manquer une occasion de faire sourire quelqu’un. Il poursuit en quelque sorte la tradition familiale. Son grand cœur, il le tient de sa grand-mère, Denise Tourigny, qui se veut son modèle. Quand il était plus jeune, celle-ci l’amenait au centre communautaire de Drummondville pour faire du bénévolat.

«Quand je vois sourire les gens, juste ça, ça vaut très cher. Je suis heureux de donner mon temps. Ce n’est jamais trop demandé. Ça devient aussi contagieux parce que j’entraîne mes coéquipiers», a précisé fièrement le petit joueur de centre âgé de 20 ans.

Pour une deuxième année de suite, l’Armada lui a accordé le titre de joueur humanitaire. «Danick est très généreux et il représente très bien notre organisation, a souligné le directeur général et entraîneur-chef, Joël Bouchard. Ça paraît qu’il est content d’être où il est rendu, car il démontre cette appréciation avec ses gestes. Il se donne totalement.»

Martel sera en lice pour obtenir le titre de la meilleure implication communautaire dans la LHJMQ et ainsi succéder à Charles-David Beaudoin.

Saison impressionnante

À sa troisième campagne dans le circuit junior québécois, le petit joueur de centre connaît une saison du tonnerre.

Cependant, à l’aube du camp d’entraînement, un nuage noir s’est profilé au-dessus de sa tête, menaçant son rendement. Non seulement il devait composer avec le surplus de vétérans pour obtenir l’un des trois postes convoités, mais il devait calmer ses démons au terme d’un été chamboulé par le divorce de ses parents.

«C’était difficile. Tu veux toujours vivre dans une famille parfaite qui est liée toute la vie, a confié celui qui a démarré le calendrier lentement. Ça touche l’orgueil.»

«Ça a paru. Je n’ai pas fait de points. Je n’étais pas là mentalement. Je me fâchais rapidement et je prenais des pénalités stupides», a-t-il raconté.

Progressivement, il a appris à contrôler ses émotions. C’est pourquoi il s’approche maintenant du plateau des 100 points. «Je me suis repris en main quand j’ai compris que j’avais un avenir à bâtir. C’était ma dernière saison, je n’avais pas le choix de me replacer. Il fallait que je joue au meilleur de mes capacités pour prouver que je suis capable de passer au prochain niveau.

«J’ai laissé mes problèmes à la porte de l’aréna et ça m’a permis de devenir plus fort et prendre en confiance», a expliqué celui dont le rendement de l’équipe est prioritaire.

Amour fraternel

Même s’il demeure à près de 150 km de distance, Martel puise une portion de son énergie en prenant soin de son frère, Hugo, deux ans plus jeune et diabétique. Liés par les liens du sang, ils sont encore plus forts depuis l’épreuve familiale de l’été dernier. «Je vais voir mon frère pour sentir que tout va bien. Ça m’aide à mieux performer», a indiqué le meilleur marqueur de l’Armada.

«J’ai toujours pu compter sur lui. Je suis impressionné par son intensité. Il mérite ce qui lui arrive parce qu’il a travaillé très fort. Il donne toujours son maximum», a relaté Hugo à propos de son modèle.

Olympiques CONTRE wildcats
Gatineau
23-30-0-5
Moncton
39-16-0-3
source de distraction
Les Olympiques réussiront-ils à chasser la distraction de la semaine alors qu’ils ont fait la manchette dans une histoire de grossière indécence? Ils n’auront pas le choix puisqu’ils affrontent une équipe de tête qui a remporté ses 5 derniers matchs. Chez les Cats, Conor Garland roule à un rythme infernal avec des performances de trois points par match à ses cinq dernières rencontres. Le Russe Ivan Barbashev est aussi très dangereux. Les Olympiques n’ont remporté qu’un seul de leurs 10 récents matchs sur la route. La tanière des félins est difficile à conquérir. Mon choix: OLYMPIQUES
voltigeurs CONTRE huskies
drummondville
24-31-0-3
rouyn-noranda
27-27-3-1
Bâtir la confiance
Les Voltigeurs maîtrisent tant bien que mal les Huskies cette saison avec trois gains en cinq duels. En pleine course aux séries éliminatoires, ils devront profiter du fait que les Olympiques rivalisent face à une puissance du circuit pour prendre une mince avance au classement. Ils ont freiné leur vilaine séquence de neuf défaites face à l’Océanic il y a six jours et cherchent à rebâtir leur confiance. La meute de l’Abitibi présente des signes de fatigue. Elle a perdu ses cinq récents combats, essuyant une sévère correction face à leurs rivaux de Val-d’Or mercredi. Mon choix: VOLTIGEURS
cataractes CONTRE foreurs
shawinigan
32-22-1-1
val-d’or
28-22-1-2
Indestructibles?
Les jeunes Cataractes ont le mandat de freiner les Foreurs qui brisent tout sur leur passage depuis une quinzaine de jours. La troupe de Mario Durocher traverse une séquence de six victoires de suite. Elle marque des buts à profusion et embête les défenses adverses. Aubé-Kubel, Beauregard et Poudrier se font menaçants dès qu’ils sautent sur la glace. Martin Bernard a récemment corrigé sa défense qui allouait trop de tirs depuis quelque temps. Ce duel permettra d’évaluer les correctifs. À l’attaque, Beauvillier, Fiore et Lalonde font des dommages. Mon choix: FOREURS
phoenix CONTRE tigres
sherbrooke
32-22-1-4
victoriaville
25-28-2-4
Duel serré
À son premier passage dans les Bois-Francs en novembre, le Phoenix n’était pas parvenu à dompter les Tigres, s’avouant vaincu 4 à 0. Il a toutefois réussi à rester maître sur sa patinoire, mais de justesse, l’emportant les deux fois en tirs de barrage. Manquant de constance, le Phoenix sera encore privé des services de Jérémy Roy, qui est suspendu. Les félins de Bruce Richardson sont revenus des Maritimes avec deux gains à leurs trois sorties et pourchassent les Screaming Eagles au classement général. Chase Marchand a réussi à garder le fort dans des duels serrés. Mon choix: PHOENIX
screaming eagles CONTRE remparts
cap-breton
26-26-2-3
québec
35-21-1-2
Arythmie
Quelle équipe se présentera sur la patinoire du Colisée Pepsi ce soir? Les Remparts ont de la difficulté à garder la cadence. Ils viennent d’être blanchis deux fois de suite face aux Foreurs et à l’Océanic. Ils devront se passer des services d’Adam Erne et de Nikolas Brouillard. Duclair, Roy et Tkachev tournent au ralenti. Leurs adversaires les avaient malmenés il y a un mois au Cap-Breton dans une victoire de 8 à 5. Les Diables rouges ne pourront pas compter uniquement sur le jeu de puissance, car les Eagles excellent à court d’un homme avec un taux d’efficacité de 82,8 %. Mon choix: EAGLES
océanic CONTRE
titan
rimouski
38-15-2-2
acadie-bathurst
15-37-4-2
Le titan ne fait pas le poids
Le calvaire du Titan achève. Il ne lui reste que 10 matchs au calendrier. En attendant, il cherchera sûrement à venger l’affront de 7 à 0 subi la semaine dernière à Rimouski. La commande sera ardue, car il ne fait pas le poids face à la machine du Bas-Saint-Laurent. Depuis 10 matchs, il a inscrit 1,4 but par match, étant blanchi à trois reprises. Les hommes de Mario Pouliot ont lancé la serviette pour une place en séries depuis un bon bout de temps. Ceux de Serge Beausoleil ne veulent surtout pas prendre de retard à la tête du classement. Mon choix: OCÉANIC

Dans le calepin...

Marco Marciano, l’ancien entraîneur des gardiens de l’Armada maintenant chez les Bulldogs de Hamilton, a mis en marché un outil pour aider le développement des habiletés des gardiens en aiguisant leurs réflexes. Il s’agit d’une housse adhérente qui s’installe sur le bloqueur et sur laquelle pourra s’agripper la balle. Au coût de 90 $, cet outil est vendu en ligne sur www.blockersleeve.com.

Le préposé à l’équipement de l’Armada, Bernard-Olivier Loyer, a fait des heures supplémentaires cette semaine. Il a participé à l’entraînement des joueurs blessés sous la supervision de Jean-François Fortin qui veillait à ce qu’il travaille aussi fort que Nathanael Halbert et Olivier Schingh-Gomez. Les tours de patinoire ont été nombreux...

Le DG et entraîneur-chef de l’Armada, Joël Bouchard, poursuivra sa quête dans le développement du hockey au pays. Il appuiera à nouveau le programme national des moins de 17 ans.

Jean-Michel Blain et André Sarrazin ont rendu visite à leur ancien collègue et bon ami Luc Lachapelle au pavillon des soins palliatifs Rosemont. Ils se sont remémoré de bons vieux souvenirs de leurs soirées dans la LHJMQ. Luc et son frère, Marc, ont souvent agacé Jean-Michel sur la patinoire. «Lors de l’hymne national, ils me mettaient au centre et s’appuyaient sur moi parce que je suis plus petit», s’est-il souvenu avec plaisir.

 


La ligue doit mettre ses culottes

La LHJMQ doit mettre ses culottes dans l’histoire de grossière indécence impliquant six joueurs des Olympiques de Gatineau.

Les gestes reprochés dans une toilette d’un restaurant font l’objet d’une enquête policière. Ils ont à la fois terni l’image de l’équipe et celle de la ligue. Celle-ci doit régler le dossier rapidement et sanctionner sévèrement les fautifs.

Dans le cas contraire, elles enverraient un message abominable aux joueurs de ses 18 équipes et à ses partisans. Une petite tape sur les doigts ne ferait pas le travail. Il faut une sanction exemplaire pour éviter qu’une situation semblable se reproduise.

Un joueur de hockey ne peut ignorer la loi et les règles de conduite en société en raison de son statut. Il ne peut assouvir ses besoins primitifs dans un lieu public en plus d’inviter ses copains à le rejoindre. C’est immoral et cela fait preuve d’un manque de maturité et de responsabilité flagrant. Et ce, même si leur partenaire est d’accord.

Quiconque transgresse cette loi est passible d’emprisonnement selon le Code criminel.

En agissant ainsi, ils ont bafoué les valeurs intrinsèques que la ligue tente de leur inculquer.

Que les Olympiques soient en pleine course pour les séries éliminatoires ne devrait surtout pas altérer le jugement du commissaire Gilles Courteau et les conséquences à imposer aux six joueurs. Il doit agir sans tarder.