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Gonflé à bloc pour l’épreuve reine

Le 50 km de demain, l’objectif premier d’Alex Harvey cette saison

Premier à entrer dans le stade et à passer le relais à son équipier canadien hier, Alex Harvey croit avoir mis la table en vue du prestigieux 50 km en style classique de demain.
Photo d’archives, AFP Premier à entrer dans le stade et à passer le relais à son équipier canadien hier, Alex Harvey croit avoir mis la table en vue du prestigieux 50 km en style classique de demain.

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FALUN | Objet de ses pensées chaque jour d’entraînement, l’épreuve de 50 km en style classique de demain persuade déjà Alex Harvey d’y jeter tout son corps en conclusion des championnats du monde.

Il se prépare depuis 10 mois pour ce dimanche 1er mars. Nourri de deux podiums à Falun, le Québécois aimerait maintenant apposer sa signature sur l’épreuve reine et, de surcroît, en Suède, terre mythique du ski de fond.

«J’y pense depuis le mois de mai», a répété le skieur de 26 ans après son effort d’hier au relais masculin 4 x 10 km, remporté par la Norvège et dans lequel le Canada a terminé 10e.

Premier du quatuor canadien à s’élancer, son action lui a permis d’apporter la dernière touche en vue du prestigieux concours de demain. Comme il nous l’avait confié avec un sourire malicieux durant la semaine, l’occasion s’annonçait belle pour informer la concurrence de ses intentions pour l’ultime marathon. Ce qu’il a fait.

«Je pense que oui, même si c’était difficile de s’échapper. Je n’ai pas pu semer tout le monde, mais je me sentais bien. Je me sentais en plein contrôle», a exprimé le Québécois.

«Je veux que ce soit dur»

Ses médailles d’argent et de bronze remontent à si loin qu’on en oublie le pic de forme qu’a atteint Harvey à cette période cruciale de son hiver. Sa sortie d’hier, la première depuis sa troisième place du skiathlon de 30 km de samedi dernier, l’a convaincu que son état perdure.

Toujours aux avant-postes, il a étalé son haut niveau en s’imposant l’effort supplémentaire d’affronter le premier la nouvelle neige qui tombait sur le parcours. Le Suédois Daniel Richardsson, qui skiait à ses côtés, l’un des favoris pour la course de dimanche, l’a assurément constaté.

Conforté par ce qu’il a vu en lui, Harvey a déjà élaboré son scénario pour réaliser son projet au 50 km.

«Je veux que ce soit dur à partir du 15e kilomètre. Je veux que ce soit difficile tôt dans la course pour que ça s’élimine à l’arrière et que ça ne devienne plus seulement une question de chance par la suite», espère l’athlète de Saint-Ferréol-les-Neiges, qui se propose pour effectuer ce traitement-choc.

«Oui, je veux essayer si je me sens bien.»

Bon espoir même de gagner

Les Norvégiens Petter Northug et Didrik Toenseth, le Suédois Johan Olsson et le Suisse Dario Cologna sont pressentis pour animer le débat. Si Martin Johnsrud Sundby, meneur au classement général de la Coupe du monde, confirme qu’il est remis d’un virus, l’offensive norvégienne pourrait s’avérer ardue à contrer.

«Je pense que je peux gagner», laissait malgré tout entendre une voix québécoise, à 48 heures du dernier acte.


Champions récents du 50 km

Mondiaux
► 2013 (Val di Fiemme): Johan Olsson, Suède
► 2011 (Oslo): Petter Northug, Norvège
► 2009 (Liberec): Petter Northug, Norvège

Jeux olympiques
► Sochi 2014: Alexander Legkov, Russie
► Vancouver 2010: Petter Northug, Norvège

Résultats

Relais 4 X 10 km
1- Norvège (Dyrhaug, Toenseth, Gloeersen et Northug) 1 h 34 min 18 s
2- Suède (Richardsson, Olsson, Hellner et Halfvarsson) + 0,6 s
3- France (Gaillard, Manificat, Duvillard et Backscheider) + 8,9 s

10- Canada (Harvey, Killick, Babikov et Valjas) + 3 min 3,5 s
 


Un troisième podium vu comme un boni

Peu importe l’issue du 50 km en style classique de demain, Alex Harvey quittera Falun en étant le seul Canadien à avoir remporté plus d’une médaille à des championnats du monde.

Malgré la fébrilité liée à la course la plus attendue de l’hiver, l’idée d’en gagner une troisième ne l’empêchera pas de dormir la nuit prochaine.

«C’est la première course la plus énervante. J’ai deux médailles de gagnées, alors tout le reste devient du boni», dit le skieur de 26 ans, énergisé pour la suite des championnats depuis sa deuxième place au sprint individuel dès le premier jour.

«A + partout»

«Manger le plus que je peux», une courte sortie en style classique et des tests sur différents skis meubleront son samedi (aujourd’hui). Et si l’issue de dimanche différait de celle espérée?

«Ce serait dommage, mais il reste qu’il s’agit déjà de mes meilleurs championnats à vie. Ce serait un peu plus “platte” de terminer sur une mauvaise note, mais, à part ça, c’est A+ partout.»