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Voyage musical entre Montréal et Rio

la chanteuse Bïa.
Photo Le Journal de Montréal, Ben Pelosse L’auteure-compositrice-interprète Bïa présente son nouvel album Navegar.

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Sept ans après avoir présenté Nocturno, l’auteure-compositrice-interprète Bïa est de retour avec Navegar, un album enregistré entre Montréal et Rio, ses deux «amours», en compagnie de musiciens qu’elle admire.

«L’album s’appelle Navegar, qui veut dire “naviguer”, en portugais, puisqu’il a été créé entre deux villes d’eau, a expliqué Bïa. Pour moi, me lancer dans la création de cet album, c’était un peu comme faire un plongeon dans une mer chaude.»

Il aura fallu quelques années avant que la musicienne ne ressente le besoin de se lancer dans la création d’un nouvel opus. Après la sortie de Nocturno, elle avait plutôt envie de se détacher de sa vie d’auteure-compositrice-interprète.

«Je voulais être un électron libre. J’ai lancé un roman et j’ai enregistré un album live avec Yves Desrosiers. J’ai aussi été interprète dans le cadre du projet Ne me quitte pas: un hommage à Jacques Brel et pris part au spectacle Danse Lhasa Danse, un hommage à ma grande amie disparue Lhasa de Sela. Ce projet m’a fait beaucoup de bien à l’âme. Tout ça, c’était nécessaire.»

Lorsqu’elle a décidé de se lancer, Bïa savait qu’elle allait prendre le temps de bien faire les choses. Son disque, un album à la fois ensoleillé, sensuel et apaisant, aura finalement été créé sur une période de quatre ans.

«Il fallait que le disque porte le parfum de la décontraction. Il fallait aussi qu’on ressente les parfums du voyage, des couleurs, a-t-elle expliqué. Je suis heureuse, car j’ai eu le temps et la liberté nécessaires pour réaliser ce que je voulais faire.»

Complices de choix

La création de Navegar a débuté durant un voyage au Brésil, lorsque la musicienne a uni ses forces à celles de son cousin Edu Krieger, également auteur-compositeur-interprète.

«Nous avons commencé par jammer ensemble. Par la suite, nous avons enregistré trois chansons, mais toujours avec un autre musicien. C’est un peu comme ça que s’est formé, le squelette de mon album. J’ai décidé que chaque chanson allait mettre en valeur deux instruments, comme dans un pas de deux, autour de la voix. Je ne voulais pas noyer la pureté de cette dynamique.»

Parmi ses collaborateurs, on compte les chanteuses Andrea Lindsay et Alejandra Ribera, l’artiste italien Gianmaria Testa, les guitaristes Joe Grass (Patrick Watson), Jordan Officer et Bernard Falaise, ainsi que la harpiste Sarah Pagé (The Barr Brothers).

«Je voulais travailler avec des musiciens extraordinaires. Ils devaient être parfaits pour mes chansons.»

Nouveau rôle

En plus d’avoir composé et écrit huit de ses 13 pièces (le disque comprend cinq reprises, dont le classique Besame mucho et Eleanor Rigby des Beatles), d’en avoir assuré la direction artistique et d’avoir contribué au graphisme de sa pochette, la musicienne a également agi à titre de productrice sur cet album.

«C’est mon ancienne maison de disques, Audiogram, qui a décidé de mettre un terme à notre association, a expliqué celle qui dit avoir été à la fois surprise et déçue de voir cette relation arriver à terme. Un an plus tard, je suis contente de ce que j’ai été capable de faire. J’espère que les résultats m’encourageront à poursuivre dans cette direction.»

Bïa se lancera dans une tournée québécoise au printemps. Elle espère également se produire au Brésil et en Italie (où elle a eu la chance d’offrir plusieurs concerts, par le passé), au cours des mois à venir.

«Je sais que le marché du disque est difficile et que pour se distinguer, il ne faut pas lâcher, il faut être sur le front. C’est ce que je compte faire.»


L’album Navegar sera disponible à compter du 3 mars. Toutes les informations concernant l’artiste se trouvent à l’adresse biakrieger.com.