/news/society
Navigation

Le patinage comme thérapie

Une autiste de sept ans participe aux Jeux du Québec

jeux du québec
Photo Courtoisie

Coup d'oeil sur cet article

DRUMMONDVILLE | La finale provinciale des Jeux du Québec qui se déroule à Drummondville est une véritable thérapie pour une jeune patineuse de sept ans atteinte d’autisme.

DRUMMONDVILLE | La finale provinciale des Jeux du Québec qui se déroule à Drummondville est une véritable thérapie pour une jeune patineuse de sept ans atteinte d’autisme.

Océane Rajotte fait partie de la délégation de l’Estrie. La jeune autiste de sept ans a su vaincre sa phobie des bruits pendant les compétitions. Le fait d’être intégrée avec les autres athlètes lui permet de se sentir comme les autres.

«Cette compétition est une thérapie pour Océane», constate sa mère, Élaine Couture. En 2013, sa fille était la plus jeune à participer à la finale des Jeux du Québec, au Saguenay, alors qu’elle n’avait que cinq ans.

Deux ans plus tard, elle est de retour dans la catégorie Olympiques spéciaux, qui intègre plusieurs athlètes ayant une déficience intellectuelle.

Faire partie d’une équipe avec des patineuses plus âgées stimule énormément la jeune autiste. Au-delà de la compétition et des médailles, le fait de dormir dans une école avec les autres patineuses la rend très fière.

Même si la jeune patineuse était irritée parce qu’elle trouvait le sac de couchage trop petit, vendredi soir, Océane s’est contenue au lieu de faire une crise. «Elle travaille très fort sur ses émotions. À la maison, elle aurait explosé. Ça lui démontre qu’elle est capable de se contrôler», commente sa mère.

Ses derniers Jeux ?

Le père d’Océane, Claude Rajotte, déplore que les Jeux du Québec 2015 permettent pour la dernière fois aux jeunes handicapés de participer. «Je trouve ça dur», exprime-t-il.

Celui-ci croit que les enfants handicapés récoltent plusieurs bienfaits pendant les compétitions. «Ils sont tellement mieux à l’aréna qu’à l’hôpital», dit-il. M. Rajotte apprécie aussi le contact avec les autres parents. «Ça fait du bien de savoir qu’on n’est pas seul», lance-t-il.

Sports Québec confirme qu’il n’y aura pas d’Olympiques spéciaux en patinage artistique à la finale des Jeux du Québec 2017. «Tout ce qui a trait à l'intégration des personnes handicapées est toujours à l’étude actuellement», spécifie Michelle Gendron, coordonnatrice aux communications stratégiques.

Comme Joannie Rochette

Comme sa sœur aînée, Alys, qui excelle aussi en patinage artistique, Océane fréquente les patinoires depuis qu’elle est bébé. «Elle est quasiment née à l’aréna», illustre leur mère. Océane a été initiée à cette discipline dès l’âge de deux ans.

Cette année, les deux fillettes sont inscrites à un programme sports-études à leur école de Magog, où elles consacrent de nombreuses heures au patinage artistique.

Depuis quelques mois, Océane patine sans casque. Cette nouveauté lui donne envie d’être aussi bonne que son idole, Joannie Rochette, qu’elle a rencontrée à quelques reprises.