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10 éléments à retenir du rapport de la coroner sur le décès des soeurs Bélanger

Les soeurs Bélanger
Photo courtoisie

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1. Originaires de Pohénégamook, Noémi et Audrey Bélanger ont quitté le Québec le 18 mai 2012, pour un voyage d’un mois en Asie. Elles sont arrivées le 12 juin sur les îles Phi Phi, dans le sud de la Thaïlande et ont loué une chambre d’hôtel pour une nuitée.

2. Elles sont vues vivantes pour la dernière fois dans la nuit du 12 au 13 juin 2012, après avoir fait la fête sur la plage avec deux amis brésiliens rencontrés au Viêt Nam. Audrey rentre à l’hôtel à 1h, Noémie rentre vers 4h.

3. Le 13 juin, une préposée et un des Brésiliens frappent tout à tour à la porte de la chambre, sans réponse. Le lendemain, un membre du personnel entrouvre la porte et croit que les sœurs dorment. Le 15 juin 2012, les corps inanimés et rigides des deux femmes sont retrouvés par un membre du personnel. Plusieurs traces de vomissement sont visibles.

4. Une première autopsie est réalisée à Bangkok le 19 juin 2012. Aucune trace de violence, de traumatisme externe, d’alcool ou de drogue n’est notée. Il y a présence de DEET dans le sang et les vomissements.

Les soeurs Bélanger
Les soeurs Bélanger
Photo courtoisie

5. Le coroner thaïlandais conclue à des morts causés par une intoxication au DEET, produit chimique couramment utilisé au Canada et dans le monde pour éloigner les insectes piqueurs. La coroner René Roussel rejette cette hypothèse, puisque la concentration trouvée ne serait pas mortelle.

6. Une seconde autopsie est réalisée au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale à Montréal le 22 juin 2012. Les deux femmes seraient décédées le 13 juin 2012. Elles ont été malades en même temps, de façon aiguë et ont présenté les mêmes symptômes avant leur mort.

7. Plusieurs poisons auraient pu conduire à l’intoxication des sœurs Bélanger. Mais la très grande majorité d’entre eux aurait laissé des traces, ce qui n’était pas le cas ici. Peu de substances ont la capacité de tuer rapidement sans laisser de trace. La phosphine, pesticide peu dispendieux, très efficace et disponible en Asie, fait partie de ce groupe restreint. Les analyses des cerveaux des sœurs sont compatibles avec une exposition à la phosphine.

8. Une vingtaine de touristes occidentaux – dont principalement des femmes – sont morts dans des circonstances similaires dans des pays de l’Asie du Sud-Est depuis 2009. Ces décès n’ont jamais été expliqué, bien que la phosphine soit de plus en plus pointée du doigt.

9. La coroner conclut à une intoxication accidentelle, d’origine environnementale. Il est probable que la substance en cause soit la phosphine, bien qu’elle ne puisse l’affirmer hors de tout doute.

10. Elle recommande au Comité consultatif québécois en santé-voyage de l’Institut national de santé publique du Québec de sensibiliser les voyageurs de l’Asie du Sud-Est aux dangers mortels que peuvent constituer certains pesticides dans des chambres d’hôtels, à la façon de s’en prémunir en reconnaissant les symptômes et à la façon d’y réagir en cas d’intoxication.