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6 trucs pour donner à nos enfants le goût de la politesse

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Pourquoi être poli ? Par intérêt, par souci des autres, par générosité d’âme, pour être fier de soi, pour faire comme il faut, pour être approuvé, pour se sentir bien dans sa peau... Toutes ces raisons peuvent être bonnes. Sans inciter nos enfants à devenir obséquieux, leur montrer certaines règles de politesse, c’est leur donner des outils pour qu’ils se tracent un chemin agréable.

illustrations benoît tardif, colagene.com

1 : Les mots magiques. Il est impossible d’aborder le sujet de la politesse sans parler des mots magiques: «Bonjour, Madame, Monsieur, s’il te plaît/s’il vous plaît, merci, excuse-moi/excusez-moi, au revoir/bye...» Les tout-petits assimilent par imitation. En tant que parent, on peut être attentif aux mots qu’on utilise. C’est de cette façon que les enfants apprennent lentement à socialiser.

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2 : Respectez l’âge et les capa­cités. Il serait absurde de demander à un enfant de quatre ans de dire «Maman, pourrais-je avoir un peu plus de crème glacée s’il te plaît? Je t’en serais infiniment reconnaissant.» Il parlera autrement et c’est bien normal. À chaque âge suffit sa peine! Il vaut mieux intégrer certaines notions de politesse peu à peu et dans la bonne humeur.

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3 : Des motivations positives. «Sois poli! Tiens-toi comme il faut! Dis bonjour à la dame. Ne touche pas cet objet...» Est-il vraiment efficace d’entraîner les enfants à la politesse par l’impératif? Ce n’est pas sûr. Pour qu’un enfant apprenne un comportement, rien ne surpasse la motivation. Si le fait de dire s’il vous plaît l’aide à se percevoir comme compétent, à se sentir bien dans sa peau, à être fier de lui, à voir que l’autre est plus heureux grâce à ce petit mot, il sera tenté de le redi­re. S’il est obligé de le répéter parce que papa ou maman l’exige, il le fera peut-être pour éviter une remontrance, mais il y mettra moins d’entrain et de cœur.

illustrations benoît tardif, colagene.com

4 : «À quoi ça sert d’être poli ?» À l’occasion, disons vers sept ans, on peut commencer à l’expliquer à son enfant. Sans politesse, le monde ne serait que bataille, chicane, bruit, chaos... Tout le monde parlerait en même temps et les plus forts passeraient toujours en premier. Bon. Vous direz peut-être que c’est un peu comme ça dans notre vie de tous les jours, mais... Mais la politesse implique d’être attentif aux autres, aux gens qu’on côtoie, à ceux avec qui l’on vit. Pratiquer la politesse, c’est aussi s’entraîner à une forme de générosité envers son entourage.

illustrations benoît tardif, colagene.com

5 Grandir. À mesure que les enfants grandissent, ce n’est pas bête de leur inculquer quelques notions supplémentaires: ne pas couper la parole, ne pas monopoliser la conversation, demander avant de prendre, partager, arriver à l’heure, tenir la porte quand une personne se trouve derrière soi, laisser passer quelqu’un devant soi, offrir sa place dans l’autobus, ne pas jeter ses papiers par terre, ne pas bousculer les gens, bien se comporter dans un groupe. Chaque parent a ses propres sensibilités qu’il pourra transmettre à ses enfants.

illustrations benoît tardif, colagene.com

6 : Une compétence sociale essentielle. Des recherches faites à l’école (La politesse à l’école de Laurence Filisetti) sur les échanges entre enseignants et élèves ont permis de conclure que les enfants qui ne possédaient pas les outils de base de politesse (selon leur âge, évidemment) étaient perçus négativement par les enseignants et qu’en plus ils obtenaient moins d’aide de leur part. Quand on est poli, les gens nous apprécient davantage. Il existe peut-être des petites hypocrisies dans nos politesses, mais elles font partie de la vie.