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Prix de l'essence: hausse subite de 10 cents à Montréal

Prix de l'essence à 1,33 $
Photo Le Journal de Montréal, Pierre-Paul Poulin

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Le réveil a été difficile pour les Montréalais hier matin, en pleine semaine de relâche, le prix de l’essence a fait un bond «inexplicable» de plus de 10 cents le litre.

«C’est une hausse assez salée qui irrite, et avec raison, les automobilistes durant la relâche scolaire, où les déplacements sont plus importants. Cette hausse est nettement exagérée et injustifiable», dénonce la porte-parole de CAA-Québec, Anne-Sophie Hamel.

Le prix d’un litre à la pompe d’essence à Montréal se situait hier autour du 1,26$, alors que le prix moyen de la veille était d’environ 1,15$ et même près du 1,10$ dans l’ouest de l’île.

CAA-Québec avait prévu que le coût du litre d’essence allait grimper dès mardi, mais l’organisation ne s’attendait pas à une hausse aussi importante.

Six cents de trop

«Le prix à la pompe était très près du coût d’acquisition lundi. On se disait donc que c’était probable de voir une augmentation à la pompe le lendemain, mais on a été surpris de l’ampleur», s’est étonnée Mme Hamel.

Selon les calculs de CAA-Québec, le prix affiché aurait dû être autour de 1,20$ à Montréal.

Les automobilistes montréalais payaient donc hier en principe six cents de trop par litre.

La marge de profit, qui est normalement autour de 7 cents le litre, était cette fois autour de 12 cents.

«Comme le volume vendu à Montréal est plus élevé, on aurait tendance à croire que le prix serait plus bas, mais ce n’est pas ce qu’on voit», se désole la porte-parole.

Par ailleurs, à environ 40 kilomètres au nord ou au sud de Montréal, on n’observait pas une telle hausse. À certains endroits, la différence dépassait le 20 sous le litre.

Différence de 20 cents

À Marieville sur la Rive-Sud, le coût du litre était de 1,01$, à l’Ange-Gardien on dénotait 1$ exactement. Sur la Rive-Nord, à Sainte-Julienne c’était 1,05$, de même qu’à Saint-Jérôme.

«Le marché de Montréal est particulier, les détaillants continuent de vendre l’essence sur l’île parce qu’avec le trafic, les ponts, les gens ne sortent pas nécessairement pour faire le plein. Les gens sont enclavés ce qui avantage les stations d’essence», précise Mme Hamel.

Par ailleurs, il ne faut pas se surprendre que le prix à la pompe ne soit plus aussi bas qu’à la fin janvier où il est descendu en bas du dollar.

Le prix du pétrole brut qui se trouvait autour du 46$ a remonté vers les 60$ à la mi-février.

L’essence raffinée est plus chère et le mélange est modifié à l’approche du printemps, ce qui engrange des coûts supplémentaires.