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Confinée à son fauteuil roulant depuis cinq ans, le Relais pour la vie inspire Paméla

Paméla Tanguay
Photo Le Journal de Québec, Charlotte Paquet Confinée à son fauteuil roulant depuis ses 7 ans, Paméla travaille fort pour réussir à marcher sur une distance de 100 mètres avec sa marchette, en juin, lors du Relais pour la vie.

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Paméla Tanguay participera, en juin, au Relais pour la vie de Baie-Comeau de la Société canadienne du cancer. Son objectif est marcher 100 mètres à l’aide de sa marchette, ce qui, pour elle, tiendrait pratiquement du miracle.

Atteinte de paralysie cérébrale, l’adolescente de 13 ans est confinée à un fauteuil roulant depuis ses 7 ans. Elle a eu un déclic lorsqu’elle a appris que son beau-père ferait partie d’une équipe formée de collègues de travail et qu’il solliciterait des dons pour combattre le cancer. Elle a voulu faire partie de l’aventure. «Elle a le goût de faire quelque chose de bien pour les autres et de démontrer que même si elle est en fauteuil roulant, elle n’est pas inutile», précise sa mère, Sandra Jacques.

En plus de multiplier les démarches pour amasser le plus d’argent possible pour la cause, Paméla, qui n’a à peu près pas marché depuis ses 7 ans, s’est mise à l’entraînement avec un objectif de 100 mètres lors du grand soir. Elle met actuellement les bouchées doubles à ses séances de réadaptation intensive qui, malheureusement, se termineront bientôt.

Le corps fixé à une marchette aux niveaux des cuisses, des bras et du bassin, elle arpente lentement des corridors du centre de réadaptation physique, avec l’aide d’une physiothérapeute. «Je fais 50 mètres et je m’assis. Je fais un autre 50 mètres et je m’assis. Je me sens libre quand je marche et j’oublie mon fauteuil», explique la jeune fille. Pour elle, marcher équivaut à courir un sprint pour une autre personne. Il lui faut travailler beaucoup son cardio.

De janvier à aujourd’hui, elle est passée d’une distance de marche d’environ 30 mètres à 143 mètres. «Sur l’asphalte lors du Relais pour la vie, ça va être différent. Ce n’est pas un plancher plane comme au Centre L’Émergent», précise sa maman. D’ici peu de temps, la réadaptation devra se poursuivre à la maison sous la forme d’exercices. Paméla devra persévérer pour préserver ses acquis et montrer de quoi elle est capable, le 13 juin. Évidemment, son entourage l’encourage et dans son équipe, tout le monde la supporte.

Née spastique

Paméla est née spastique, donc avec les membres raides. À l’âge de quatre ans, elle a subi une importante chirurgie pour lui couper des nerfs sensitifs dans le dos, note sa maman «Elle a réussi à marcher de 4 ans à 7 ans avec une marchette. Ensuite, elle est devenue trop lourde. Ses jambes ne la supportaient plus. Elle tombait. On lui a enlevé la marchette et elle a été confinée à un fauteuil roulant», précise Mme Jacques.

Toute la famille se réjouit de la progression de la jeune fille, mais sait que ce sera de courte durée. «Elle va en reperdre après, c’est sûr », croit sa mère.

Mais qu’à cela ne tienne, la détermination de Paméla fait le bonheur de tous. «Elle s’est fixée un but et travaille fort pour l’atteindre», applaudit Mme Jacques. Selon elle, ce projet est plus que bienvenu à ce moment-ci de la vie de sa fille. «Ça lui donne un p’tit élan, car Paméla passe un dur moment à l’adolescence avec la constatation de son état et de sa vie sociale difficile», avoue la maman.