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Charkaoui se serait rendu chez un djihadiste allégué

Le site du Centre communautaire islamique de l’est d’Adil Charkaoui contient des liens vers un répertoire où abondent les ouvrages haineux, incluant des appels au djihad armé.
Photo d’archives Le site du Centre communautaire islamique de l’est d’Adil Charkaoui contient des liens vers un répertoire où abondent les ouvrages haineux, incluant des appels au djihad armé.

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Adil Charkaoui aurait fréquenté l’appartement de l’un des six jeunes ayant quitté le pays en janvier pour se joindre à un groupe djihadiste en Syrie, a appris notre Bureau d’enquête.

Adil Charkaoui aurait fréquenté l’appartement de l’un des six jeunes ayant quitté le pays en janvier pour se joindre à un groupe djihadiste en Syrie, a appris notre Bureau d’enquête.

Trois voisins d’Imad Eddine Rafai, dans le quartier Villeray à Montréal, disent avoir vu le militant islamiste entrer et sortir de son immeuble à plusieurs reprises, entre juillet et décembre 2014.

Joint par Le Journal, Adil Charkaoui a raccroché en prétextant qu’il conduisait au moment où nous l’avons joint. Il n’a cependant pas nié l’information et n’a pas rappelé après de multiples messages précis lui demandant de réagir à ces renseignements.

Liés à Charkaoui

Les collèges de Maisonneuve et Rosemont ont tous les deux suspendu la location de leurs locaux à l’organisation d’Adil Charkaoui, dont le site héberge des liens vers de la propagande haineuse et djihadiste.

Interrogé une première fois le 27 février sur ses liens avec Imad Eddine Rafai, Adil Charkoui avait pourtant assuré qu’il ne connaissait aucun des jeunes partis pour la Syrie, sauf Bilel Zouaidia, qui avait fréquenté des cours d’arabe et d’études coraniques de son École des compagnons.

Puis, il a convenu que Mohamed Rifaat avait été photographié à ses côtés lors d’activités de son Centre communautaire islamique de l’est, tel que le rapportait La Presse.

Mais ses liens avec Imad Eddine Rafai, 19 ans, iraient plus loin.

Selon un témoin, Adil Charkaoui avait l’habitude de venir le rencontrer quand son père était absent, le jour. Le reste de la famille se trouvait alors en Algérie.

Imad Eddine Rafai, parti en Syrie
Photo courtoisie
Imad Eddine Rafai, parti en Syrie

Appartement animé

Selon plusieurs voisins, un groupe de jeunes hommes arabes, dont plusieurs en tenue salafiste, avaient aussi l’habitude de fréquenter l’immeuble d’Imad Eddine Rafai à l’été et l’automne 2014.

Ces rencontres auraient duré jusqu’au retour de la famille d’Algérie, dans le temps des Fêtes. Elles coïncident avec la métamorphose qu’a subie le cégépien, qui s’est laissé pousser une longue barbe et portait de plus en plus souvent une longue tunique de couleur claire, comme le font les adeptes de l’islam fondamentaliste.

La police croit qu’Imad Eddine Rafai s’est ensuite envolé pour la Turquie de façon coordonnée avec trois autres hommes et deux jeunes femmes d’origines algérienne et marocaine, pour rejoindre ensuite les djihadistes en Syrie.

Depuis son départ, vers le 16 janvier, seul le père d’Imad Eddine Rafai occupe l’appartement. Les voisins n’ont plus revu sa mère, sa sœur et ses deux jeunes frères.

Sur sa page Facebook, la sœur d’Imad Eddine Rafai dit habiter en Algérie et y fréquenter un lycée.

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