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Revenu Québec épingle une agence d'escorte masculine

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Même les agences d'escorte masculine doivent payer leurs impôts. Revenu Québec a eu gain de cause en Cour du Québec contre l'agence «Hot boys enr.», il lui est donc possible de percevoir des taxes sur 2,3 millions $ de revenus.

Le tribunal a rendu un jugement défavorable, le 26 février, contre Michel Catudal, un Montréalais qui est unique administrateur de l'agence «Hot boys enr.».

La cour rejetait ainsi un appel de M. Catudal, estimant que même les revenus d'une activité criminelle sont imposables et taxables.

Le patron de l'agence d'escorte aurait fait preuve de négligence et d'incurie en ne déclarant pas les revenus tirés de la prostitution de 1995 à 2005 et en ne remettant pas les taxes de vente.

Au total, les avis de cotisation s'élèvent à 1,2 million $ sur 2,3 millions $ de revenus bruts. Revenu Québec peut réclamer 189 702 $ de taxe de vente provinciale et 170 333 $ de taxe fédérale.

Michel Catudal a plaidé coupable, en octobre 2006, à des accusations d'exploitation sexuelle et de proxénétisme. Il a été condamné à 40 mois d'emprisonnement. Son agence recrutait des escortes par l'entremise de petites annonces. La police de Montréal a saisi 2900 fiches d'information sur les clients et les services rendus.