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Un père comme les autres

Jordan Nolan écoute encore les conseils de Ted Nolan, l’entraîneur en chef des Sabres

Jordan Nolan
Photo d'archives

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LOS ANGELES | Il y a trois fuseaux horaires et un peu plus de 4000 kilomètres qui séparent les villes de Los Angeles et de Buffalo. Malgré l’éloignement géographique, Jordan Nolan garde une relation très étroite avec son père, Ted.

Pour Jordan, Ted reste un père comme les autres. Mais, il y a tout de même une petite différence. Des 30 entraîneurs en chef de la LNH actuellement, Ted est le seul qui a un fils dans la grande ligue.

« Je lui parle le plus souvent possible, je dirais tous les jours ou une fois aux deux jours, a raconté Jordan à quelques heures du match contre le Canadien. Il n’y a rien qui a changé dans notre relation depuis son retour derrière un banc d’une équipe de la LNH. Il reste mon père avant tout, mais il est maintenant un peu plus occupé avec les Sabres. »

« Encore aujourd’hui, je n’hésite pas à lui demander des conseils, a-t-il poursuivi. J’aime obtenir son opinion puisque je sais qu’il me dira la vérité. Mon père a la chance de regarder assez souvent mes matchs en raison du décalage horaire. Quand je lui parle après un match, je parle à la fois à mon paternel, mais aussi à l’entraîneur. C’est impossible de dissocier les deux. Mais, je connais juste cette réalité.»

Depuis sa tendre enfance, Jordan a toujours reçu le même message.

« Il me rappelle souvent que je dois travailler plus fort que les autres et que j’ai besoin de me salir le nez pour être efficace, a-t-il rappelé. Je n’ai pas le plus grand talent du monde, mais j’ai un grand cœur. Quand je suis un peu paresseux, il me le dit assez rapidement !»

Un lien étroit avec Chris Simon

Jordan avait cinq ans quand Ted a été nommé entraîneur des Sabres de Buffalo en 1995, un poste qu'il a conservé deux ans. Quand son père a accepté le poste avec les Islanders de New York en 2006-2007, il portait déjà les couleurs des Spitfires de Windsor dans la Ligue junior de l’Ontario.

« Je me souviens d’avoir passé beaucoup de temps avec mon frère Brandon dans le bureau des entraîneurs à Buffalo et je sautais assez souvent sur la patinoire après un entraînement des Sabres, a affirmé Jordan. À Long Island, j’étais plus vieux. Mais, quand j’avais la chance de visiter mon père, je parlais toujours avec Chris Simon. Comme moi, il est autochtone et je me suis toujours inspiré de lui. Je le connaissais depuis longtemps puisqu’il avait joué pour mon père dans la OHL à Sault Ste. Marie. Nos familles étaient proches. »

Chris Simon
Jordan Nolan
Photo d'archives

Aucun pari...

Les Kings et les Sabres s’affrontent seulement deux fois par saison. Il n’y a pas eu de chicane entre le fils et le père cette année puisque les Kings ont gagné le premier match 2 à 0, mais les Sabres ont remporté la rencontre suivante 1 à 0.

« Il n’y a jamais de pari entre nous quand nous nous affrontons, a souligné Jordan avec le sourire. J’imagine que mon père ne voudrait pas risquer son argent puisque les Kings ont plus de talent que les Sabres ! »

Une marque de confiance

Le 24 février dernier, Jordan a paraphé une prolongation de contrat de trois ans et 2,85 millions (950 000$ par saison).

« Dean Lombardi a démontré toute sa foi en moi avec ce nouveau contrat, a mentionné l’ailier de 6 pi 3 po et 221 lb. Je sais que je fais partie des plans du futur pour cette équipe. »

Darryl Sutter a dit qu’il s’attendait à voir son gros ailier profiter de ce contrat pour atteindre un autre niveau.

« Quand notre équipe est en santé, Jordan se bat pour rester dans le top 12 depuis longtemps, a dit l’entraîneur en chef des Kings. C’est maintenant à lui de nous prouver qu’il est un régulier de la LNH. Il a grandi dans un environnement gagnant à Los Angeles et nous espérons qu’il a appris des deux conquêtes de la Coupe Stanley en 2012 et 2014. »


  •  En 41 matchs cette saison à Los Angeles, Nolan a obtenu seulement 5 points (4 buts, 1 passe).