/news/politics
Navigation

Ministres conservateurs visés par des enveloppes suspectes

De la poudre blanche «inoffensive», mais de nature encore inconnue

Enveloppe suspecte au bureau de Denis Lebel
Photo Le Journal de Québec Enveloppe suspecte au bureau de Denis Lebel

Coup d'oeil sur cet article

Quatre ministres conservateurs du Québec ont reçu jeudi des enveloppes suspectes contenant de la poudre blanche, dans leur bureau de comté, dont au moins une était accompagnée d’un message hostile à l’endroit du gouvernement Harper.

Les bureaux visés sont ceux des ministres Denis Lebel, à Roberval, Maxime Bernier, à Saint-Georges en Beauce, Christian Paradis, à Thetford Mines et de Steven Blaney, à Lévis. Le député Jacques Gourde est le seul des cinq élus conservateurs de la province à ne rien avoir signalé d’anormal.

Une source a confirmé que le message «Conservateurs, vous serez anéantis» aurait accompagné l’enveloppe destinée au bureau de M. Lebel, le lieutenant politique de Stephen Harper au Québec.

Les services de police municipaux sont d’abord intervenus dans les bureaux des quatre ministres et la Sûreté du Québec (SQ) a ensuite ouvert une enquête criminelle pour tenter de retracer le ou les auteurs de ces missives et voir si elles sont liées.

Analyse

Les substances en cause font aussi l’objet d’une analyse au laboratoire de la police scientifique, mais la SQ a confirmé, jeudi, que la poudre comprise dans l’enveloppe envoyée au bureau du ministre Lebel était «inoffensive». Un total de trois employés répartis dans les bureaux des ministres Lebel, Bernier et Paradis ont été transportés à l’hôpital par mesure préventive.

Si ces incidents ont causé plus de peur que de mal, ils ont été perçus comme un geste d’intimidation par certains des ministres visés.

intimidation

«Ces gestes qui ont visé ma circonscription et celles de mes collègues sont graves. Je tiens à rassurer mes concitoyens de Mégantic-L’Érable, nous continuerons de mettre en place des lois pour les protéger», a soutenu M. Paradis, dans une déclaration écrite.

Absent lors de l’incident, le ministre Lebel a annulé ses activités de la journée pour se rendre en fin d’après-midi à son bureau de comté. Il a condamné le geste posé à son intention.

«On ne fait pas de la politiquepour être menacé. Il y a des gens qui se croient tout permis», a-t-il déploré. «On ne se laissera pas intimider, ça c’est certain», a-t-il ajouté.

Questionné à savoir si les mesures de sécurité dans les bureaux fédéraux allaientêtre accrues, M. Lebel a dit laisser les forces policières émettre leurs recommandations.

Enveloppe suspecte au bureau de Denis Lebel
Photo Le Journal de Québec, Jérémie Legault

Le ministre conservateur a confirmé qu’un message se trouvait aussi dans l’enveloppe avec la poudre, mais n’en connaissait pas encore son contenu.

En matinée jeudi, une alerte à la bombe a aussi eu lieu à l’Assemblée nationale, mais la SQ ne lie pas pour l’instant cet incident à celui de la poudre blanche.

— Avec la collaboration de Pierre-Olivier Fortin, Laura-Jessica Boudreault, Jérémie Legault et Marc-André Gagnon