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Luc Robitaille immortalisé parmi les grands athlètes de Los Angeles

Le cadeau de Robitaille...
Photo le Journal de Montréal, Martin Chevalier Luc Robitaille espère que d’autres grands des Kings auront leur statue, à commencer par Marcel Dionne. «Il y a encore de la place pour d’autres joueurs. Marcel prenait ma carrière très à cœur. Il m’a tout de suite pris sous son aile et je lui en serai toujours reconnaissant», a-t-il dit.

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LOS ANGELES  |  À quelques pas de l’entrée du Staples Center, six statues de légendes qui ont façonné l’histoire sportive de Los Angeles, dont Wayne Gretzky, Magic Johnson et Oscar De La Hoya, enrobent les lieux d’un aspect mythique. À compter de samedi, Luc Robitaille leur tiendra compagnie.

Le Montréalais qui trône au sommet chez les ailiers gauches dans l’histoire de la LNH avec une prolifique récolte de 1394 points en 19 saisons avait déjà été immortalisé parmi les grands du hockey, par sa nomination au Temple de la renommée et par le retrait de son chandail dans sa ville d’adoption. Le voilà intronisé parmi les immortels du sport en général dans la métropole californienne, où il a grandement contribué à populariser le hockey.

«Quand je suis arrivé ici en 1986, je me suis dit : un jour, j’aurai ma statue. Je l’avais prédit!», a blagué Robitaille, dans sa bonne humeur habituelle, lors du passage en ville du Canadien, jeudi.

«Je suis juste un kid qui aime le hockey. J’ai toujours donné tout ce que j’avais sur la glace et tout ce qui m’est arrivé par la suite est une bénédiction», a-t-il ajouté plus sérieusement.

De gros noms

Au moment du passage du Journal, la statue n’avait toujours pas été dévoilée.

«On m’a demandé si je voulais voir ce à quoi ça aurait l’air et j’ai répondu que je ne voulais rien voir. J’ai juste demandé une seule faveur et c’était que l’organisation montre la statue à ma femme. Si elle la trouvait à son goût, c’était parfait pour moi! Elle a l’air heureuse, donc je me dis que tout est correct», a raconté l’ancien choix de neuvième ronde (171e) au repêchage de 1984.

Pour Robitaille, un habitué des hommages, cette statue revêt une saveur particulière puisqu’elle transcende le monde du hockey.

«Les statues ici sont dédiées à des athlètes légendaires qui sont connus à travers le monde. Ils sont aussi des individus spéciaux qui ont beaucoup d’importance dans cette ville. De me retrouver dans ce groupe, c’est indescriptible», a-t-il témoigné.

«Je me rappelle encore en 1979, j’avais 13 ans et j’avais une photo de Wayne Gretzky dans ma chambre. Je me sentais juste heureux de le regarder jouer à un certain point dans ma vie et aujourd’hui, je me retrouve avec ma statue à côté de la sienne. C’est un sentiment étrange. Je suis reconnaissant.»

Comme un mort!

Après son entrée au Temple et le retrait de son chandail, Robitaille pensait que c’en était fait des hommages saluant sa carrière. Jusqu’à ce que l’équipe pour laquelle il est aujourd’hui président des opérations lui annonce qu’une statue l’immortaliserait de plus belle.

«Quand le grand patron veut te parler seul à seul, tu te demandes ce que tu as bien pu faire de mal. Quand il m’a dévoilé l’idée, j’étais en état de choc. Je lui ai finalement dit que tout ce qui comptait pour moi, c’était les Kings et que tant qu’on ajoutait une statue d’un joueur des Kings, c’était une bonne idée.»

Et ce serait bien mal connaître Robitaille de croire qu’il ira pavoiser devant sa statue comme s’il n’y avait plus le moindre défi sur sa planche de travail.

«Ça fait bizarre tout ça, je me sens comme si j’étais mort! Il y a pourtant encore beaucoup à accomplir. On aime ce qu’on a construit avec les Kings, mais nous avons encore beaucoup à donner en tant qu’organisation», a-t-il conclu.