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Un voyage à sauver

Après avoir subi une troisième défaite en trois matchs en Californie, jeudi à Los Angeles, le Canadien tentera de sauver son voyage dans l’ouest américain, ce soir en Arizona.
Photo USA Today Sports Après avoir subi une troisième défaite en trois matchs en Californie, jeudi à Los Angeles, le Canadien tentera de sauver son voyage dans l’ouest américain, ce soir en Arizona.

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GLENDALE, Arizona | Par les temps qui courent, affronter une équipe de bas de classement ne représente pas une victoire automatique pour le Canadien.

Or, ce soir contre les Coyotes, le Tricolore n’aura d’autre choix que de renverser cette lourde tendance s’il souhaite sauver son voyage de quatre rencontres sur la côte Ouest américaine.

D’ailleurs, l’un des 21 gains des Coyotes a été acquis contre le Tricolore, le 1er février, au Centre Bell. Louis Domingue en avait profité pour signer son premier triomphe dans la LNH.

«Nous voulons rentrer à Montréal avec le sentiment d’avoir bien joué. On l’a fait hier (jeudi), mais pas pendant 60 minutes. Une victoire ici nous permettrait de revenir à la maison avec une certaine dose de confiance», a indiqué Tom Gilbert.

Cinq bonnes périodes

Question de préparer ses ouailles, au lendemain de la défaite crève-coeur aux mains des Kings de Los Angeles, Michel Therrien a tenu un court entraînement d’une trentaine de minutes sur la glace du domicile des Coyotes.

L’entraîneur du Canadien était loin de laisser transparaître quelque sentiment de colère ou de panique.

«Je considère que nous avons joué cinq bonnes périodes sur six contre deux bonnes équipes de hockey, dont les champions de la coupe Stanley, a-t-il lancé en faisant allusion aux matchs disputés à Anaheim et Los Angeles. Nous n’avons récolté qu’un seul point, alors que nous en aurions peut-être mérité un peu plus. Les résultats n’ont pas été en notre faveur.»

Transition à améliorer

Une bonne portion de cet entraînement a été consacrée à la récupération de la rondelle en fond de territoire défensif.

«C’est un aspect du jeu que l’on doit améliorer. La récupération de rondelle, c’est le début de l’attaque. Si on est meilleur à ce niveau, notre jeu de transition sera plus efficace et on augmentera nos chances de succès», a expliqué Lars Eller.

«On n’a pas eu la chance de pratiquer beaucoup dernièrement. On fait beaucoup de vidéo, mais c’est bien de pouvoir transposer cet enseignement sur la patinoire, a souligné Therrien à propos de ce même exercice. Il faut aussi comprendre que nous avons voyagé beaucoup au cours des derniers jours, alors il est important de préserver le niveau d’énergie des joueurs.»

Desharnais, le philosophe

Pour les plus positifs, il y aura toujours de la lumière au bout du tunnel, il y aura toujours un aspect positif à dégager d’un passage à vide.

David Desharnais s’est fait le philosophe de l’équipe en donnant ses impressions sur la mauvaise séquence que traverse présentement le Canadien.

«On n’a pas perdu souvent trois matchs de suite cette saison (c’est la deuxième fois). C’est le genre d’adversité à partir de laquelle il faut apprendre, car dans les séries, nous allons affronter des équipes affamées, comme celles que nous affrontons présentement et qui luttent pour une place dans les séries.»

Ne manquaient que les sandales et les bas bruns.

 

Brèves

Parenteau veut jouer

Photo USA Today Sports

GLENDALE, Arizona | Michel Therrien n’apportera que deux modifications à sa formation pour le match de soir samedi.

Carey Price retrouvera son filet, alors que Sergeï Gonchar reprendra sa place aux côtés de Nathan Beaulieu.

C’est donc dire que Pierre-Alexandre Parenteau sera de nouveau laissé de côté. Au cours de ce voyage, l’attaquant de 31 ans n’a affronté que les Sharks.

«Je me sens bien, je suis à 100 % et je suis prêt à jouer», a confirmé Parenteau au terme de l’entraînement de l’équipe.

«C’est certain que c’est frustrant de ne pas jouer, mais l’important, c’est de rester positif», a-t-il ajouté sur un ton peu convainquant.

Une question de profondeur

Appelé à se prononcer sur son attaquant, maintenu sur la touche pendant six semaines en raison d’une commotion cérébrale, Therrien a soutenu qu’il était victime de la nouvelle profondeur de son équipe.

«C’est normal qu’un joueur veuille jouer. On a fait l’acquisition de nouveaux joueurs qui nous ont amené la profondeur que l’on recherchait à l’attaque, a-t-il indiqué.

«On est en santé, mais je sais que ces gars-là seront prêts lorsqu’on fera appel à leurs services», a poursuivi l’entraîneur du Canadien en sous-entendant également le nom de Manny Malhotra.

Eller garde confiance

Par ailleurs, il semble que Lars Eller soit revenu dans les bonnes grâces de Therrien. Ce dernier a indiqué que le Danois connaissait un bon voyage. D’ailleurs, il n’a pas hésité à l’envoyer en tirs de barrage, jeudi, à Los Angeles.

«Il fait beaucoup de bonnes choses. Éventuellement, ça va tourner en sa faveur.»

Le principal intéressé a bien hâte que cette prédiction se matérialise.

«C’est sûr que ça devient frustrant lorsque tu tires de tous les angles, que la rondelle n’entre pas et qu’elle va jusqu’à frapper le poteau. Mais j’ai confiance que ça débloquera plus tôt que tard», a indiqué Eller.

Alexeï Emelin a pu encaisser des mises en échec à l’entraînement pour la première fois depuis la blessure subie à Ottawa, le 18 février. Il se rapproche d’un retour au jeu, mais on ne le verra pas en uniforme ce soir.