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L’argent! But ultime?

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Nous souhaitons tous faire beaucoup d’argent. Nous rêvons tous d’être riches. Nous envions même, du moins un peu, les gens qui en ont plus. Ce «plus» qui n’a aucune limite et ces «gens qui en ont plus» qui ne disparaissent jamais peu importe notre niveau de richesse, qu’il soit très élevé ou non.

Une fois nos besoins de base comblés. Non d’ego et de luxe, mais de base. Une fois que l’estomac ne manque jamais de rien, qu’un toit confortable nous abrite, que les autres ne peuvent nous reprocher d’être mal habillés, que nous avons été assez divertis par la TV, les films, la musique, que les bonnes relations nous entourent et que nos enfants ne manquent de rien... que manque-t-il réellement? Plus de temps, de paix d’esprit, du sentiment de vivre réellement? Cet or intangible qu’on s’imagine posséder uniquement une fois riche?

Notre quête illimitée pour l’argent a-t-elle un sens? Quel est son but ultime exactement? Le savons-nous vraiment? Vous êtes-vous véritablement déjà posé la question? J’entends souvent: «Si j’étais millionnaire je ferais du bénévolat ou je consacrerais simplement plus de temps à mes enfants!» Comme s’il fallait attendre d’être riche pour faire ça!

Dilemme

À tous ceux dont les besoins primaires sont déjà très bien comblés, si je vous offrais 50 000 $ de plus par année, mais qu’en échange je vous demandais d’encaisser plus de pression, de stress et de réduire vos temps libres? Que choisiriez-vous? Vous seriez déchiré? Je ne suis pas meilleur que vous, moi également j’y songerais!

Sommes-nous esclaves de l’argent ou l’utilisons-nous uniquement pour atteindre nos aspirations réelles?

Nous espérons avoir toujours plus d’argent dans quel but exactement? À quel salaire par année devrions-nous théoriquement être complètement satisfaits? Je me souviens que le multimillionnaire Martin Brodeur des Devils du New Jersey s’était même déjà posé la question lorsqu’il avait lui-même négocié son contrat sans agent.

Au buffet, faut-il absolument se bourrer la face et devenir obèse uniquement parce qu’on nous autorise à manger plus? Ou est-ce préférable de simplement assouvir le nécessaire et de viser l’équilibre?

Beaucoup plus facile à dire qu’à faire. Je vous l’accorde. Mais la question se pose! La réponse est peut-être davantage dans le parcours, la progression et le voyage lui-même que dans la destination finale qui semble étrangement toujours reculer au fur et à mesure qu’on avance vers elle. Bonne réflexion! Je dois aller travailler!