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Projet de loi C-51 : le ministre Steven Blaney pourfend le Parti québécois

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Photo Archives / Reuters

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«Bouillie pour les chats», «campagne de propagande mensongère», le ministre fédéral de la Sécurité publique, Steven Blaney, dénonce vivement la sortie du Parti québécois contre le projet de loi C-51 sur le terrorisme.

Les souverainistes «peuvent dormir tranquilles», même si Ottawa choisit d’aller de l’avant avec le projet de loi C-51, a assuré le député fédéral de Lévis-Bellechasse, en entrevue avec notre Bureau parlementaire. Mercredi dernier, le porte-parole péquiste en matière de justice, Alexandre Cloutier, a martelé en point de presse qu’il craignait une véri­table «chasse aux sorcières».

Selon le Parti québécois, les souverainistes, au même titre que les Autochtones, les environnementalistes et les étudiants risquent d’être «fichés» avec les nouveaux pouvoirs qui seraient confiés aux autorités avec la loi C-51. «Des propos qui sont tenus manifestement par des gens qui ne se sont pas donné la peine de lire le projet de loi», croit le ministre fédéral Steven Blaney.

Le Patriot Act et René Lévesque

Selon le ministre canadien de la Sécurité publique, avec le projet de loi C-51, on est encore loin du Patriot Act, cette loi antiterroriste qui a été votée par le Congrès des États-Unis sous George W. Bush, après les attentats du 11 septembre 2001. «Si c’était le Patriot Act, je dirais, les péquistes ont peut-être raison de s’inquiéter, mais ce n’est pas qu’on oblige de transmettre de l’information: on donne aux autorités la capacité [de le faire]», a expliqué le ministre fédéral de la Sécurité publique.

L’ensemble des organismes et départements devra suivre des protocoles «qui seront assujettis à la Charte canadienne des droits et libertés et à la Loi sur la vie privée», assure M. Blaney.

«J’ai beaucoup de respect pour toute formation politique qui fait la promotion de ses valeurs politiques dans le respect de la démocratie», a fait valoir le ministre conservateur. «Et un des plus grand pour moi c’est René Lévesque, a continué M. Blaney. Il n’a jamais hésité à dénoncer la violence faite par le FLQ: il l’a condamnée. Il a dit que c’étaient des actes barbares. Je pense qu’on a un très bel exemple d’un grand démocrate, d’un grand Canadien, d’un grand souverainiste québécois.»

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