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À l’école privée pour y rester

Le nombre d’élèves qui passent au réseau public en baisse

group of high school students hands up in computer class
Photo Fotolia Les écoles privées ont pris de grands moyens au cours des dernières années pour que les élèves y demeurent jusqu’à la fin de leur secondaire.

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Les élèves qui fréquentent l’école privée sont de plus en plus nombreux à y rester. Depuis cinq ans, le taux de passage des élèves du réseau privé vers le réseau public au secondaire a diminué, passant de 17,2 % à 15,4 %, selon les chiffres obtenus par Le Journal auprès du ministère de l’Éducation.

Les élèves qui fréquentent l’école privée sont de plus en plus nombreux à y rester. Depuis cinq ans, le taux de passage des élèves du réseau privé vers le réseau public au secondaire a diminué, passant de 17,2 % à 15,4 %, selon les chiffres obtenus par Le Journal auprès du ministère de l’Éducation.

Pour en arriver à ce verdict, le ministère de l’Éducation a suivi des cohortes d’élèves pour savoir s’ils fréquentaient toujours le privé quatre ans après leur arrivée. Ainsi, parmi les jeunes inscrits en première secondaire en 2005-2006, 3243 ont fait le saut vers une école publique avant la fin de leur cinquième secondaire. Parmi ceux qui ont commencé leur secondaire au privé en 2009-2010, 2854 avaient rejoint les bancs d’une école publique quatre ans plus tard.

Selon la Fédération des établissements d’enseignement privés (FEEP), ses écoles ont fait beaucoup d’efforts au cours des dernières années pour que les élèves y demeurent jusqu’en cinquième secondaire. L’époque où les écoles expulsaient plusieurs jeunes en raison de leurs résultats scolaires est maintenant révolue, affirme-t-on.

«De plus en plus, les écoles essaient de mettre en place des mesures pour que les élèves qui ont des difficultés réussissent mieux», affirme son président, Jean-Marc St-Jacques.

Baisse démographique

Ce dernier reconnaît par ailleurs qu’en raison de la baisse démographique, les écoles privées ne peuvent plus se permettre de laisser partir un grand nombre d’élèves vers le public. Toutes proportions gardées, le privé continue de gagner en popularité, mais en nombre absolu, le nombre d’élèves diminue aussi dans les écoles secondaires privées (voir encadré).

«Aujourd’hui, il y a à peine 10 % des écoles privées qui ont des listes d’attente», alors que cette proportion a déjà été beaucoup plus élevée, souligne M. St-Jacques.

Image de marque

De son côté, Gérald Boutin, professeur au département des sciences de l’éducation de l’UQAM, considère que «l’image de marque» des écoles privées reste un de leurs plus grands atouts.

«La réputation des écoles privées et la publicité qu’elles font ont un impact sur le choix des parents, qui veulent que leurs enfants réussissent. Ça joue énormément», indique M. Boutin.

Ce dernier ne s’étonne pas de l’augmentation de leur taux de maintien des élèves dans leurs établissements. «Une fois que les parents ont goûté à l’école privée, souvent, ils veulent que leur enfant y reste.»

M. Boutin déplore toutefois que le réseau public soit constamment comparé au réseau privé. «On a tort de comparer. L’école publique doit accueillir tous les élèves.»

Proportion d’élèves inscrits dans le réseau privé
2008-2009
Au secondaire: 19,2 %
Ensemble des élèves: 12,2 %
2012-2013
Au secondaire: 19,2 %
Ensemble des élèves: 12,5 %

Nombre d’élèves inscrits dans le réseau privé
2008-2009
125 539 élèves
2012-2013
124 283 élèves

Passage des élèves du réseau privé vers le réseau public au secondaire
Cohorte 2005-2006
17,2 %
Cohorte 2009-2010
15,4 %
Source: ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport

 

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