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Un spectacle inspirant

Par sa diversité, l’événement, drôle et festif, a permis de célébrer la femme dans toute sa détermination

Karine Champagne a raconté son combat contre la dépression et a parlé de la force des femmes à relever des défis.
Photo Patrick Séguin, agence QMI Karine Champagne a raconté son combat contre la dépression et a parlé de la force des femmes à relever des défis.

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La journée de la femme a été soulignée hier soir par le spectacle Femmes ensemble. Imaginé par l’auteure Janie Duquette et l’humoriste Marie-Lise Pilote, qui assurait l’animation.

L’événement musical, drôle et festif a rassemblé plus d’une vingtaine de personnalités québécoises telles que Laurence Jalbert, Jasmin Roy, Mélissa Bédard ou Cora Tsouflidou.

Devant une salle comble composée en grande majorité de femmes, la jeune chanteuse Marie-Pier Perreault a ouvert le bal en interprétant la chanson C’est beau comme nous, une mélodie touchante pleine de sensibilité féminine.

La soirée, qui s’est tenue à l’Étoile du quartier Dix30 à Brossard, a offert un concept original mêlant musiques et paroles. Le spectacle a été l’occasion de célébrer la femme dans toute sa splendeur. «Ce soir, nous sommes les muses. On va se péter les bretelles», a déclaré Marie-Lise Pilote.

L’animatrice de télévision Karine Champagne est ensuite arrivée en tenue de sport pour raconter son combat contre la dépression. Elle en a profité pour livrer un discours sur la capacité des femmes à surmonter tous les défis du monde.

Toutes les personnalités qui se sont succédé sur scène étaient issues de divers horizons. De l’industrie du spectacle au monde des affaires, beaucoup de femmes et quelques hommes sont venus partager leurs histoires, souvenirs et anecdotes.

Debbie Lynch-White, Jasmin Roy et Annie-Soleil Proteau ont offert un moment cocasse dans lequel le trio a dévoilé à tour de rôle ses côtés féminins et masculins. Un autre moment fort, celui de Laurence Jalbert, qui a interprété avec cœur et franchise sa chanson À la vie, à la mer, dont les paroles sont issues de son livre autobiographique éponyme.

La femme à l’honneur

Même si la bonne humeur était de mise, il reste qu’on a beaucoup souligné les combats que les femmes doivent encore mener dans notre pays. À ce titre, Marie-Lise Pilote a demandé aux femmes du public de lever la main, celles qui se sont déjà dit: «Si j’étais un gars, ça serait ben plus facile.» Et les mains se sont levées en grand nombre.

L’entrepreneure Geneviève Everell a pour sa part rappelé sa jeunesse difficile passée à Limoilou. Sans apitoiement, elle a raconté aux 800 personnes du public sa rage de vivre qui lui a permis de s’en sortir. Son retour sur sa jeunesse a été le grand moment de cette soirée placée sous le signe de l’inspiration.

Entouré de toutes ces femmes, le dragon Serge Beauchemin a livré un discours hommage sur la gent féminine. L’homme d’affaires a raconté avec beaucoup d’humour comment son quotidien est gouverné par son amour des femmes, n’hésitant pas à affirmer qu’il était «la femme du couple».

Entre les numéros d’humour et les intermèdes musicaux, le spectacle de plus de deux heures a joué sur la diversité des interventions. Il a été question d’indépendance sentimentale avec le numéro en slam Je ne t’aime plus, livrée par Véronique Pascal.

Le tout s’est terminé par un morceau de circonstance, Quand on a que l’amour de Jacques Brel, entonné par Marie-Lise Pilote, vite rejointe sur scène par tous les invités de la soirée. Un hymne final sur l’espoir qu’un jour la femme accède à l’égalité pleine et entière.