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Le grand patron du SCRS plaide en faveur de C-44

CANADA-SECURITY/
Photo Reuters Le directeur du Service canadien du renseignement de sécurité, Michel Coulombe a défendu le projet de loi du ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney.

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Le grand patron du SCRS plaide en faveur du projet de loi C-44 qui vise à contrer le terrorisme en accordant plus de pouvoirs et de protection aux espions canadiens et à leur permettre de partager de l’information aux agences étrangères.

De passage devant un comité sénatorial, lundi, le directeur du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), Michel Coulombe, a défendu le controversé projet de loi qui devait être déposé le jour même oùle tireur Michael Zehaf-Bibeau a perpétré son attaque au parlement canadien, en octobre dernier.

La mesure législative devra permettre, a-t-il fait valoir, de mieux protéger les «sources humaines» qui collaborent avec les agents du SCRS.

«Ces gens-là surtout dans le domaine du terrorisme collaborent avec le Service souvent au risque de leur vie, non seulement de leur vie si leur identité est dévoilée, mais de leur famille et je dirais même de leur famille étendue quand leur famille est encore dans leur pays d’origine par exemple», a-t-il expliqué.

Le projet de loi permettra aussi de ne pas dévoiler l’identité des employés du SCRS, surtout les recrues, qui dans le futur seront appelés à collaborer sur des activités opérationnelles cachées.

Devant le comité du Sénat, le ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney, a pour sa part fait valoir l’importance d’écrire «noir sur blanc» dans la loi que le SCRS possède le pouvoir d’entreprendre des enquêtes à l’étranger.

«Nous nous assurons ainsi qu’il sera très clair dans la loi que la Cour fédérale aura compétence pour lancer des mandats autorisant le Service à entreprendre certaines activités àl’étranger lorsqu’il enquête sur des menaces à la sécurité du Canada», a soutenu le ministre.

Torture

Le Commissaire à la protection de la vie privée du Canada, Daniel Therrien, a pour sa part dit craindre que ce type de demandes de partage d’information soulève la possibilité d’une communication plus vaste de l’information entre organismes de renseignement au niveau international et mène à de la torture.