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Renouveler son bail ou acheter une propriété?

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Au Québec, nous sommes une société distincte, même en immobilier. Ceci signifie que nous sommes la seule province en Amérique du Nord où une foule de déménagements se font simultanément le premier juillet!

Cet état de fait résulte de la majorité des baux, d’une durée fixe de 12 mois, allant du premier juillet au 30 juin de l’année suivante. Actuellement, et ce, jusqu’au 31 mars, nous sommes donc en pleine période de renouvellement. Les locataires ayant un bail d’un an recevront dans les prochaines semaines, si ce n’est déjà fait, de la part du propriétaire de leur immeuble, un avis de renouvellement de loyer. Comment éviter de se retrouver à la rue si vous ne trouvez pas une propriété rapidement et, sinon, comment arrimer la prise de possession de votre nouvelle propriété avec la fin de votre bail actuel afin d’éviter de devoir payer en double?

Ce que vous devez savoir

D’abord, vous devez savoir que lorsque vous recevez l’avis de renouvellement de votre bail, vous avez 30 jours pour signifier votre intention de le garder ou de ne pas le renouveler. Ensuite, il ne faut surtout pas précipiter les choses et acheter ainsi une propriété qui ne correspond pas à vos besoins ou à votre budget. Je vous suggère donc de renouveler votre bail et de réaliser chacune des étapes jusqu’à l’acquisition de votre propriété dans le calme, de façon réfléchie, de façon à profiter de l’amélioration de l’accessibilité à la propriété. En effet, la baisse des taux d’intérêt (taux directeur à 0,75 %), l’augmentation du nombre de propriétés à vendre et le temps de vente qui s’allonge (environ 4 mois selon les sources) sont profitables aux acheteurs, particulièrement au Québec.

Ensuite, que faire de son bail ?

Quatre options

1. Vous pouvez conclure une entente avec votre locateur pour annuler le renouvellement, mais demeurer sur place et payer au mois. De bonne foi, certains propriétaires accepteront si, bien entendu, vous avez été un bon locataire et que vous êtes en bons termes avec le propriétaire.

2. Une fois dans votre nouvelle propriété, vous pouvez trouver un nouveau locataire et sous-louer votre logement. Vous demeurez toutefois responsable du paiement et des bris éventuels causés par votre remplaçant.

3. Vous pouvez procéder à une cession de bail. Une procédure qui transfère vos responsabilités au nouveau locataire, que vous aurez trouvé vous-même. Vous devez cependant obtenir l’approbation du locateur. Toutefois, sans une raison valable comme un dossier à la Régie du logement au nom du locataire potentiel que vous proposez, le locateur ne peut refuser la cession de bail.

4. Lors de la rédaction de la promesse d’achat, vous pouvez inclure une clause de cession de bail. C’est alors le vendeur qui sera responsable de votre logement et qui devra trouver un nouveau locataire pour éviter de devoir payer lui-même le loyer. Dans un marché d’acheteurs, plusieurs vendeurs accepteront.

Idéalement, je vous recommande de privilégier autant que possible les options 1 et 3. Bon déménagement.

 

► Martin Provencher est spécialiste en immobilier, auteur de cinq livres et propriétaire des projets de développement domiciliaire La Seigneurie du Moulin et Le Faubourg de la Seigneurie