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Guerre ouverte entre Sylvain Gaudreault et Jean Tremblay

La saga entre Greenpeace et le maire de Saguenay franchit une autre étape

Guerre ouverte entre Sylvain Gaudreault et Jean Tremblay
SIMON CLARK / JOURNAL DE QUEBEC

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Le débat entourant les attaques de Greenpeace contre Produits forestiers Résolu a complètement dérapé, mercredi. Pendant que Sylvain Gaudreault affirmait que Jean Tremblay commençait à ressembler à Rob Ford, le maire rétorquait que comme ministre, Gaudreault, c’est un zéro.

Au cours des derniers mois, Jean Tremblay n’a pas été tendre envers le député de Jonquière et porte-parole de l’opposition officielle en matière de développement durable et d’environnement.

Mercredi, le maire de Saguenay en a ajouté en affirmant que Sylvain Gaudreault n’avait rien fait pour aider PFR.

«Chez nous, y’a (Gaudreault) rien fait. Dans l’opposition, y’est parfait. Comme ministre, c’est zéro».

L'usine de Produits Forestiers Résolu de Kénogami est dans le comté de Sylvain Gaudreault. Le député soutient qu'il est près des travailleurs, mais affirme que ce n'est pas en menaçant de sortir Greenpeace par la fenêtre que le maire fera progresser le débat.

Gênant

De son côté, Sylvain Gaudreault a comparé le maire Tremblay à l'ancien maire de Toronto Rob Ford, surtout au niveau de l'image qu'il donne de la mairie de Saguenay.

«Vous souvenez-vous de Rob Ford à Toronto? S’il y en a un qui était gênant c’était bien lui. Jean Tremblay commence à lui ressembler drôlement. Il a fait une série de bourdes. Ce sera à lui de s’expliquer».

Le député commence à en avoir marre des flèches que tire à son endroit le premier magistrat de Saguenay.

«Au moins, il reconnaît la moitié de mon travail. Il dit que je suis un bon député. Lui, par contre, c’est un maire zéro au complet depuis 15 ans. Je trouve ça drôle parce que lorsque j’étais ministre il était toujours à côté de moi pour annoncer des projets».

Tremblay rétorque

La réplique de Sylvain Gaudreault n’a pas plu au maire Jean Tremblay. Il a évité de jeter de l'huile sur le feu, et voulait recentrer le débat sur le mouvement écologiste.

«Mon problème ce n’est pas Sylvain Gaudreault, c’est Greenpeace. Il faut parler des travailleurs et des emplois perdus. Il peut penser ce qu’il veut, mais j’aimerais mieux qu’il s’attaque aux environnementalistes».