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La voie d’Alexandre Cloutier

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Semaine après semaine, le plus jeune candidat dans la course à la chefferie du Parti québécois, Alexandre Cloutier, multiplie les appuis significatifs et présente un programme de plus en plus étoffé, en même temps qu’une démarche structurée pour faire du Québec un pays.

Après avoir obtenu l’appui convoité de l’une des députées les plus appréciées du caucus, Véronique Hivon, le député de Lac-Saint-Jean a reçu un coup de pouce remarqué du doyen de l’Assemblée nationale, François Gendron, ainsi que celui de Léo Bureau-Blouin, qui a été le plus jeune député jamais élu à cette Assemblée. Voilà de quoi donner à sa campagne un véritable momentum.

Authentique

Sa détermination et son authenticité ne sont pourtant pas ses seuls atouts. Diplômé de l’Université Laval et de Cambridge, Alexandre Cloutier séduit tout autant par ses idées. Sa volonté de faire les choses «autrement», ce qui est son thème de campagne, se traduit dans la démarche qu’il propose aux Québécois pour accéder à l’indépendance. Fini le temps où l’idéal n’est porté que par les dirigeants et par les partis politiques. Le peuple doit être partie prenante du processus. On renverse le courant: c’est de bas en haut que viendra l’impulsion, et non l’inverse, ce à quoi j’en appelais justement en quittant le Parti québécois en 2011.

Cet important changement «à la verticale» s’accompagne d’un autre, «à l’horizontale». En donnant le mandat à Véronique Hivon d’aller vers les autres formations souverainistes, de passer de la parole aux actes pour ainsi dire, Alexandre Cloutier répond à un impératif évident. L’indépendance se fera avec tous les souverainistes, dans un grand rassemblement. Car, comme l’a si bien dit Véronique Hivon, il faut non seulement tenir une consultation populaire sur l’indépendance, mais il faut la gagner et pour y arriver tous et toutes devront être au rendez-vous.

Priorité à l’éducation

En mettant l’éducation au cœur de ses priorités, le candidat prend un pari audacieux et bienvenu. La dernière réforme a connu des ratés importants et n’a pas atteint ses objectifs: ni qualitatifs ni quantitatifs. Le rehaussement des connaissances qui était à la base de ladite réforme ne s’est pas concrétisé, en français et en histoire notamment, et le décrochage fait encore des ravages. Oui, investir davantage en éducation, mais avec des idées claires, simples et cohérentes. Alexandre Cloutier propose aussi une série de mesures visant à développer et à dynamiser les régions du Québec. Sur la question de la lutte à l’intégrisme religieux, il a raison de rechercher un consensus et de souhaiter l’élaboration d’un compromis historique.

Relativement jeune, quoique déjà plus vieux que Robert Bourassa en 1970, Alexandre Cloutier incarne le changement et est la preuve vivante que ce parti et l’idée qu’il défend ne sont pas que le rêve d’une génération. Et c’est à eux, à Véronique, Léo, Alexandre et les autres, ceux qui suivent les baby-boomers, de prendre le relais, de convaincre les plus jeunes, avec leurs codes, leurs façons de faire et de dire les choses. Quant à moi, toujours indépendantiste, je lui dis aujourd’hui qu’il est sur la bonne voie.

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