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Une autre étude démontre l’inefficacité des traitements homéopathiques

Pink coneflower head
Photo: wjarek - Fotolia Selon l’homéopathie, l’échinacée peut, notamment, traiter le rhume, la grippe et d’autres infections.

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Bien que plusieurs études démontrent déjà que l’homéopathie est inefficace dans le traitement de maladie, le Conseil national de santé et recherches médicales d’Australie confirme cette conclusion aujourd’hui en dévoilant une analyse de 225 études dans le domaine.

«Après avoir évalué différentes études abordant l’efficacité de l’homéopathie, le Conseil national de santé et recherches médicales conclut qu’il n’y a pas de preuve fiable démontrant l’efficacité de l’homéopathie pour le traitement de maladies», y note-t-on.

La conclusion de l’étude — qui a été contre-vérifiée puis approuvée par une autre firme indépendante — indique également que «les gens optant pour l’homéopathie peuvent mettre leur santé en péril s’ils rejettent ou retardent d’autres traitements qui, eux, sont efficaces et sécuritaires».

Le professeur Paul Gasziou, qui a participé à l’analyse, espère que celle-ci fera en sorte que pharmacies et firmes d’assurances maladie privées cesseront d’accorder de l’importance à cette médecine non conventionnelle. «Certaines personnes se moqueront de ce rapport et diront que c’est le fruit d’une conspiration de l’establishment. Nous espérons donc que des personnes raisonnables [vont également le consulter] et s’interrogeront sur la consommation et la vente de ces produits.»

Montée de boucliers — et de rougeole — au Canada

Au Canada, l’homéopathie se porte bien et profiterait même d’une certaine manne «grâce» à la montée en popularité du mouvement anti-vaccins.

Avec la récente prolifération de cas de rougeoles, plusieurs familles anti-vaccins se tourneraient vers des alternatives homéopathiques, selon une enquête de L’Express et un reportage de Ici Radio-Canada.

Des liens entre l’industrie homéopathique et l’Université de Toronto soulèvent également l’ire.

En février, 90 représentants de la communauté scientifique canadienne signaient une lettre dénonçant l’attention que l’institution donne à cette médecine non conventionnelle et son application, notamment, aux troubles de déficit d’attention.