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Les Lancers ont fait le bon choix

Chantal Vallée a donné un élan aux quadruples championnes

Chantal Vallée n’a pas mis de temps pour amener les Lancers de Windsor parmi l’élite canadienne.
Photo Le Journal de Québec, Jean-François Desgagnés Chantal Vallée n’a pas mis de temps pour amener les Lancers de Windsor parmi l’élite canadienne.

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«Quand on m’a embauchée à Windsor, on a tenté une chance avec une petite jeune sans expérience. Je n’avais jamais dirigé une équipe universitaire et Windsor était dernière dans la conférence.»

Il y a 10 ans, les Lancers de Windsor ont opté pour Chantal Vallée à titre d’entraîneuse de leur programme de basketball féminin.

«J’étais à la recherche d’un emploi et, cette année-là, j’ai passé des entrevues à trois universités (Victoria, St. FX et Windsor). Windsor était ma troisième entrevue et j’étais donc davantage préparée. Deux jours plus tard, on m’offrait l’emploi», a mentionné celle qui a dirigé les Cheetahs de Vanier pendant trois ans.

L’institution de l’Ontario ne regrette sûrement pas son choix puisqu’aujourd’hui, la Montréalaise d’origine tente de mener les Lancers à leur cinquième titre de suite.

Gagnante

En 10 campagnes, Vallée a mené son équipe au Championnat canadien à 7 reprises, où elle a compilé un impressionnant dossier de 17-3.

«Je n’ai quand même pas eu un cheminement facile. Comme coach, on se demande souvent quoi faire pour changer son équipe et gagner. En fin de compte, c’était une question de me changer moi-même, de m’améliorer comme personne, comme leader, d’accepter la critique.

«Une fois les piliers au bon endroit et avec un bon recrutement, avec le groupe d’entraîneurs, on a réussi à bâtir quelque chose de bien.»

L’influence de Marquis

Vallée n’a que des éloges pour Linda Marquis, qui vient de tirer sa révérence après 30 ans à la barre du Rouge et Or.

«Linda a eu une influence remarquable dans ma carrière. Je lui ai parlé, je l’ai regardée et je l’ai même vénérée. Linda est très humble et elle a une façon de diriger hors pair. D’avoir enfin un modèle féminin et de pouvoir lui parler dans son bureau, Linda a eu tout un impact sur ma carrière», a-t-elle confié.

Chantal Vallée aimerait imiter Linda Marquis et diriger, un jour, la formation canadienne aux Jeux olympiques.

«J’aimerais beaucoup m’y rendre. J’adorerais représenter mon pays comme entraîneuse. Ça fait partie de mes plans.»

 


HIER
(demi-finale)
 
McGill 59 Colombie-Britannique 57 (prolongation)
Windsor 75 Saskatchewan 61
 
(5e position)
Ryerson 65 Alberta 73
 
AUJOURD’HUI
(médaille de bronze)
 
10 h Colombie-Britannique c. Saskatchewan
 
(médaille d’or)
13 h McGill c. Windsor

 


Finale

Une première depuis 2002

Pour la première fois depuis le Rouge et Or en 2002, le Québec sera représenté en finale féminine.

Opposées aux Thunderbirds de la Colombie-Britannique en demi-finale, les Martlets de McGill l’ont difficilement emporté au compte de 59 à 57, en prolongation. Les Martlets ont atteint la finale pour la première fois de leur histoire.

Gabriela Hébert a récolté six points et sept rebonds dans la victoire. «Nous avons travaillé fort toute l’année pour atteindre notre but ultime. Cet après-midi [hier], nous venons de passer le premier examen. Il reste toutefois encore le deuxième à réussir.»

Dianna Ros a été la meilleure marqueuse des Montréalaises avec 12 points et trois rebonds.

En finale, les Martlets croiseront le fer avec les favorites, les Lancers de Windsor. Les Martlets auront toutefois l’impression de jouer à la maison puisque la foule du PEPS s’est rapidement rangée derrière elle.

«J’ai joué pendant trois ans au sein des Dynamiques (Sainte-Foy). Plusieurs amis, parents, ex-coéquipières et autres connaissances sont venus m’encourager. L’appui de la foule nous donne vraiment une bonne poussée.»

En vitesse

La finale sera présentée en direct sur les ondes de Sportsnet... Pour la dernière journée du championnat, plusieurs jeux gonflables seront à la portée des enfants.