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Apprentissage des lettres dès la maternelle?

Le ministre François Blais aura le dernier mot

bloc garderie maternelle
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Dans le réseau de l’éducation, plusieurs réclament que l’apprentissage des lettres se fasse dès la maternelle, pour aider les élèves à partir du bon pied en français. C’est toutefois le nouveau ministre de l’Éducation, François Blais, qui aura à trancher.

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Monique Brodeur, doyenne de la Faculté des sciences de l’éducation de l’UQAM, est catégorique. Depuis la fin des années 60, la recherche en éducation a clairement démontré que la connaissance des lettres dès la maternelle fait toute la différence dans les aptitudes développées par la suite en lecture et en orthographe, comme c’est le cas en Ontario.

«C’est capital», lance Mme Brodeur qui demande au ministère de l’Éducation de bonifier les programmes du préscolaire, qui ne prévoient présentement que la reconnaissance de quelques lettres par les enfants de cinq ans.

La Fédération des syndicats de l’enseignement, la Fédération autonome de l’enseignement et l’Association des directions générales des commissions scolaires appuient cette position.

La semaine dernière, une rencontre du comité qui se penche sur le programme de maternelle à quatre ans à temps plein en milieu défavorisé a eu lieu au ministère de l’Éducation, au cours de laquelle cette question a été abordée.

Il a été décidé que c’est finalement le ministre Blais qui aura le dernier mot dans ce dossier, rapporte Mme Brodeur, qui siège sur le comité. Cette dernière acheminera une lettre à ce sujet au cabinet du ministre.

François Blais
Le ministre de l'Éducation, François Blais.
Photo Le Journal de Québec, Simon Clark
Le ministre de l'Éducation, François Blais.

ÉCONOMIES SUBSTANTIELLES

L’apprentissage des lettres dès la maternelle, qui peut se faire par le jeu et n’a pas à être évalué, est un changement qui se fait à coût nul, souligne la doyenne de l’UQAM. Cette intervention permettrait par la suite des économies substantielles, ajoute-t-elle, puisque plus les élèves apprennent à lire avec facilité, moins ils ont besoin de services particuliers comme ceux d’une orthopédagogue pour les aider à rattraper leur retard scolaire.

De son côté, le ministère de l’Éducation a refusé nos demandes d’entrevue à ce sujet. Le premier ministre Philippe Couillard a affirmé récemment qu’il était préoccupé par la maîtrise du français des élèves québécois.

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