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Des taux fixes de 5 ans à 2,79 %!

Bloc situation hypothèque immobilier
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MONTRÉAL – Deux grandes banques canadiennes relancent leur offensive sur les taux hypothécaires alors que le marché immobilier a tendance à reprendre de la vigueur au printemps.

La Banque de Montréal a été la première institution financière du pays à relancer la guerre des taux hypothécaires, mardi. La BMO a annoncé une baisse du taux d'intérêt associé à son hypothèque à taux fixe de cinq ans, qui passe dès maintenant de 2,99 % à 2,79 %.

La Banque TD n’a pas tardé à suivre. Dès mercredi, son taux pour un même terme s’affichera aussi à 2,79 %, en baisse de trois dixièmes de point.

Selon le spécialiste immobilier Martin Provencher, les autres institutions financières devraient aussi emboîter le pas, concurrence oblige. Le taux accordé à un client pourrait même être plus bas, si sa cote de crédit est bonne.

Il n’écarte pas une nouvelle baisse de taux de la Banque du Canada, qui devrait éventuellement se répercuter sur les taux demandés par les institutions financières.

La concurrence entre les prêteurs hypothécaires s’accentue habituellement à l’approche du printemps alors que les acheteurs et vendeurs de propriétés ont tendance à être plus actifs. Les grandes institutions cherchent aussi à s’accaparer une plus grande part du marché et à ravir celui des plus petits prêteurs, qui sont très agressifs.

La baisse des taux survient dans un contexte où le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, s’inquiète des prix de l’immobilier, qui seraient surévalués entre 10 % et 30 %, a-t-il confié en décembre.

La prudence est de mise
Ceci dit, certains consommateurs pourraient en profiter et faire l’erreur d’acquérir des propriétés trop chères pour leurs moyens, en se disant que les bas taux vont perdurer.

Jean-Paul Blangez, courtier immobilier chez Multi-Prêts Hypothèques, a mis en garde les futurs acheteurs à cet effet. «Au moment du renouvellement, je crains qu’il y ait beaucoup défauts de paiements, parce qu’il y a une portion d’emprunteurs qui iront à leurs limites extrêmes», a-t-il souligné sur les ondes d’Argent. Une hausse de taux pourra leur causer des problèmes de remboursement.

Pour Martin Provencher, le taux variable demeure tout de même historiquement avantageux, «si un tel emprunt ne vous empêche pas de dormir».

Pour réduire leur facture d’intérêts à payer, les consommateurs peuvent aussi être davantage proactifs, en optant par exemple pour un remboursement hebdomadaire plutôt que mensuel.

«Si on est très discipliné, on peut appliquer le remboursement d’impôt du RÉER sur le prêt hypothécaire, a signalé M. Provencher. En général, un emprunteur peut rembourser jusqu’à 15 % de la valeur de son prêt par année sans subir de pénalités.»

Mauvaises créances hypothécaires
Par ailleurs, parmi les plus importantes institutions financières au Québec, le Mouvement Desjardins et la Banque de Montréal (BMO) sont celles qui s’en sortent le mieux, quant aux mauvaises créances hypothécaires.

Selon une étude de JLR, le Mouvement Desjardins et la BMO sont les institutions qui ont affiché le meilleur ratio de vente par le créancier en 2014, quant au nombre moyen d’hypothèques émises. Desjardins et BMO ont obtenu un ratio de 0,6 %, suivies par la Banque Royale (0,9 %), les banques Nationale et TD (1,1 %) et les banque Scotia et CIBC (1,2 %). La Banque Laurentienne affiche le taux le plus élevé (1,7 %).

JLR indique que chaque institution détermine sa tolérance aux dossiers plus risqués ainsi que ses critères d’acceptation. Par conséquent, la proportion de mauvaises créances varie d’une institution à l’autre.
 

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